Századok – 1970

LENIN ÉS A TÖRTÉNETTUDOMÁNY - Pölöskei Ferenc: Tisza István nemzetiségi politikája az első világháború előestéjén 3/I

34 PÖLÜSKEI FERENC: TISZA ISTVÁN NEMZETISÉGI POLITIKÁJA A la différence des cabinets de coalition antérieurs, le Parti National du Travail et Tisza attachaient moins d'importance aux événements qui avaient eu lieu en Croatie, ayant placé au centre de leur politique nationalitaire la question roumaine. En partie à cause des contestations de frontière russo-roumaines, Tisza croyait plus facile de régler le problème des Roumains de Hongrie que de conclure une paix durable avec les Sud-Slaves vivant dans le voisinage de la Serbie. De plus, la normalisation de la situation roumaine correspondait mieux à la politique étrangère roumanophile de la Triple-Alliance. Les pourparlers de Tisza avec les Roumains se poursuivirent dans les années avant la guerre en trois étapes. Après les élections parlementaires du mois de juin 1910, il négocia unique­ment avec l'avocat Mihu, grand propriétaire foncier et avec le haut clergé uniate. Il leur promit de remédier à leurs griefs de caractère ecclésiastique. En décembre 1912, à l'époque de la guerre de Balkan, il traita, surtout pour des raisons relevant de la politique étrangère, directement avec le parti national roumain. A cette occasion la sphère des questions discutées fut élargie. Enfin, la troisième phase de ses négociations se situe à l'époque de sa présidence du conseil, au tournant des années 1913 et 1914. Ce qu'on appelait les conditions de paix venaient déjà d'être fixées par de volumineux mémorandum de part et d'autre. Les questions ecclésiastiques, scolaires et culturelles furent élargies par d'importantes discussions sur des mesures de politique intérieure. Les gouvernements du parti national du travail ne réussirent pas non plus à résoudre de façon durable les problèmes de Croatie. Après une détente provisoire en 1910, la Croatie se vit imposer en 1912 de nouveau un système fie comissariat royal. A l'époque des guerres des Balkans les tendances séparationnistes se renforcèrent à l'intérieur des mouvements nationaux croates, serbes et slovènes, et la liquidation de l'institution du commissariat royal, en 1913, ne pouvait plus y changer grand'chose. Des tendances de ce genre ne se manifestaient pas encore à ce moment là dans les milieux roumains, slo­vaques et ukrainiens transcarpathiques. Tandis que les cabinets du parti national du travail essayaient d'apaiser les Croates t les Roumains de Hongrie et de les amener à conclure la paix en leur offrant certaines concessions, Fiume et les Ukrainiens transcarpathiques furent menacés de mesures coer­citives sévères. La suppression de l'autonomie de Fiume et l'organisation du procès contre les Ukrainiens de Máramarossziget réduisait également les chances de l'entente prévue avec les Roumains et la Croatie.

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