Századok – 1969
Tanulmányok - Farkas Márton: Az Osztrák-Magyar Monarchia megmentésének kísérletei és a páduai fegyverszünet 306/II–III
346 FARKAS MARTON: A MONARCHIA MEGMENTÉSÉNEK KÍSÉRLETEI Cependant la décomposition de l'armée allant en s'accélérant, puis la dernière attaque que les puissances de l'Entente lancèrent le 24 octobre, ainsi que les révolutions éclatées dans le hinterland mirent à l'ordre du jour non seulement le problème de l'armistice, mais aussi les ouvertures de la paix. (Note d'Andrássy, envoi du comité d'armistice.) Les tractations poursuivies en secret, mais plutôt l'espoir de pouvoir sauver l'armée du sud-ouest, cette dernière étant réservée aux fins de réprimer les révolutions du hinterland, incitèrent les commandants de l'armée à s'approcher des impérialistes italiens et cela d'autant plus car il était à espérer que le gouvernement d'Italie qui, de par l'avance, dans les Balkans, des impérialistes anglo — français se voyait rélégué au second plan, se montrait disposé à contribuer au maintien de la Monarchie Austro-Hongroise. Les négociations d'armistice ayant commencé ne firent que renforcer ces espoirs; bien que les conditions fussent fort graves, par la permission de maintenir les 20 divisions le commandement de l'armée austro-hongroise obtint en principe le moyen d'anéantir les États successeurs créés entretemps et de maintenir la Monarchie. De plus, figurant parmi les conditions, une décision suivant laquelle, en vue du succès des opérations de guerre déroulées en Allemagne et pour garantir la sauvegarde «de l'ordre et de la paix» les points stratégiques de la Monarchie seront occupés par les armées des Alliés, provoqua l'illusion «d'une lutte commune» à livrer contre les révolutions socialistes imminentes. Une coopération établie entre les hauts commandements italien et hongrois à la suite de la signature de l'armistice permit encore qu'une partie de l'Armée du Sud-Ouest tombât prisonnière en Italie. Aussi se mit-on à tenter de créer le 20e division de celles qui existaient encore. Si la première manoeuvre fut couronnée de succès la seconde fit naufrage sur la résistance de l'armée: la décomposition de l'armée supprima en effet le projet du commandement de l'armée visant à maintenir la Monarchie et devint d'une façon indirecte un facteur encourageant la stabilisation des États successeurs. L'échec du «sauvetage» de la Monarchie avait plus tard pour conséquence la naissance de la légende dite Dolchstoss, fondée sur la tactique du commandement de l'armée qui, déjà au cours des tractations d'armistice, fit admettre par le gouvernement hongrois de Károlyi «la responsabilité devant l'histoire» pour la rémission des armes et ce faisant il fut en mesure de motiver la défaite militaire et la désagrégation de l'État par «le bouleversement survenu dans le hinterland». Les événements susindiqués font ressortir le jugement sur l'armistice de Padoue: document tenant strictement compte des aspirations des Italiens et s'opposant aux intérêts anglo — français, les Autrichiens et les Hongrois l'apprécièrent comme une convention découlant organiquement des actions diplomatiques qui s'étaient trouvées au service du maintien de la Monarchie. Cependant les événements accomplis entretemps firent échouer l'armistice de Padoue.