Századok – 1967
Tanulmányok - Arató Endre: A külpolitika hatása a balkáni népek nemzeti-felszabadító mozgalmára a XIX. században 505
A KÜLPOLITIKA HATÁSA A BALKÁNI NÉPEK FELSZABADÍTÓ MOZGALMÁRA 545 La situation de la politique extérieure et les événements susmentionnés influaient grandement sur les luttes de libération menées par les peuples opprimés par l'empire turc en premier lieu sur ceux qui ne tardèrent pas à saisir les armes; au cours des négociations diplomatiques les grandes puissances ne tenaient compte que des peuples insurgés. En conséquence au cours des décennies du XIXe siècle ce sont tour à tour les différents peuples balcaniques qui se trouvaient au premier plan de la vie internationale. D'abord les Serbes, puis les Grecs et les Roumains et en fin dans la seconde moitié du siècle les Bulgares et les Slaves de la Bosnie et de la Hérzégovine pour terminer avec les Macédoniens et la Albanais. Cependant les luttes libératrices n'y suffisaient point: le manque des conditions favorables sur le plan de la politique extérieure conduisit à la défaite des peuples balcaniques, alors que leur présence y assura du succès. C'est l'interaction des forces extérieures et des luttes d'indépendance qui caractérisent les pays balcaniques. L'étude ne manque pas de souligner les raisons de ces conditions d'aspect particulier. Dans la seconde moitié du XIXe siècle cette interaction ne cesse de jouer, mais on assiste à l'apparition d'autre phénomènes. Les Etats créés antérieurement et dans la période en question (Serbie, Grèce, Bulgarie) ne luttaient pas seulement pour la réalisation de leur unité nationale, mais se proposaient des objectifs de conquête. Par suite des conditions ethnographiques et politiques compliquées, ainsi que pour des raisons susmentionnées des antagonismes aigus venaient de séparer les pays balcaniques ce qui ne fit que faciliter l'intervention des grandes puissances, intervention où la Monarchie Austro-Hongroise avait sa part à elle; cet état de choses n'était pas sans retarder la libération des territoires grecs appartenant à l'empire ottoman. Ces antagonismes exacerbés aboutirent dans la plupart des cas à des guerres, tout aussi bien qu' à certaines luttes d'indépendance soutenues par les monarchies balcaniques (Bosnie, Herzégovine, Crète). A l'encontre de sa politique suive dans la première moitié du XIXe siècle la Russie tsariste prit position pour le maintien de l'empire turc. Cette conception n'était d'ailleurs point neuve, ses antécédents remontaient aux années 40 et 70 du XIXe siècle. L'étude s'occupe également de l'activité de la Russie visant à organiser l'Etat bulgare et analyse la raison de cet antagonisme suivant lequel un empire despotique prêta son aide à la réalisation d'une réforme agraire progressiste et à l'élaboration d'une constitution étant la plus démocratique en Europe orientale. L'auteur se penche sur l'étude des raisons qui se trouvaient à l'origine de l'annexion de la Bosnie et de la Herzégovine par la Monarchie Austro-Hongroise et tâche de répondre à la question de savoir pourquoi les luttes hérïoques des peuples de cette province ne surent enregistrer aucun résultat. Pour continuer l'auteur de l'étude décrit la situation en Macédonie et en Albanie et cherche à tirer au clair le problème pourquoi les Macédoniens, contrairement aux Albanais, ne réussirent pas à conquérir leur indépendance bien que ces derniers ne connussent pas des mouvements libérateurs aussi développés que les Macédoniens. Pour terminer l'auteur donne l'explication du fait pour lequel les Roumains — comparés aux autres pays balcaniques — restèrent à l'écart des antagonismes exacerbés dans la peninsule. A en croire les aspirations à l'union de ces derniers se dirigèrent contre la Monarchie Austro-Hongroise.