Századok – 1965
Tanulmányok - Antall József: Eötvös József Politikai Hetilap-ja és a kiegyezés előkészítése 1865–1866. 1099
1130 AXTALL JÓZSEF: EÖTVÖS JÓZSEF POLITIKAI HETILAPJA Этвеш и его соратники большое внимание уделяли и проблемам экономической политики. Раньше, как сторонники свободной торговли, они определенно осуждали протекционистскую таможенную политику Фр. Листа. Единственный путь расцвета страны видели в беспрепяственном развертывании экономического потенциала, в ликвидации положения, характеризуемого отсутствием капиталов. После завершения прусско-австрийской войны, в надежде увеличения политического веса Венгрии, они изменили своей прежней концепции. В интересах сохранения единства империи признали неодходимым сохранение имперского протекционизма. Этвеш в «Политической еженедельной газете» развивал и пропагировал те идеи, которые после 1867 г. (т. е. Соглашения) определили его политику, как члена правительства АндрашШи, J. Antall: JyHebdomadaire Politique (Politikai Hetilap) de József Eötvös et la préparation du compromis, 1865— 1866 Résumé József Eötvös, ministre de l'instruction dans le cabinet Batthyány, considéra, après l'échec de la guerre d'indépendance, la situation du pays comme étant sans issue. En vue d'un compromis à réaliser tout prochainement et du rétablissement de l'état const itutionnel il se montra prêt à admettre la conception d'un empire unitaire. Cependant, la position prise par Ferenc Deák s'attacha à la reconnaissance des lois de 1848 portant sur l'union personnelle. Mais après la guerre sans issue dirigée contre l'Italie (1859) animé par l'espoir d'une indépendance plus accentuée Eötvös ne tarda pas de se rallier à la position prise par Deák. Bien que leur attitude témoignée à l'égard des problèmes fondamentaux s'avérât étre analogue après 1861, période du gouvernement de Schmerling, il s'efforça de stimuler Deák à une activité plus vive et ne manqua pas de lui objecter son attitude passive. Dès cette période il estimait que la solution de la question hongroise se trouva liée à la création de l'unité allemande et à l'affaiblissement de la position de pouvoir de l'Autriche. Ses projets visant à créer un parti politique séparé voués à l'échec il fonda son journal, l'Hebdomadaire Politique, afin d'y faire prévaloir son parti pris politique à lui. Eötvös se proposa comme objectif la diffusion de ses idées. Aussi se mit-il à clamer la nécessité d'une coordination à établir entre les intérêts de la Hongrie et de l'Empire. Il chercha à nouer des relations avec les libéraux autrichiens étant convaincu que l'on ne saurait attendre la solution de tous les problèmes de la bienveillance de l'empereur. Dans son journal il esquissa les problèmes juridiques du compromis, activité dont l'importance se souligna davantage par la convocation de la Diète hongroise en 1865. Cependant les événements déroulés sur le plan de la\politique extérieure finirent au cours des années suivantes par réleguer au second plan les problèmes de la politique intérieure hongroise même dans les colonnes du journal d'Eötvös. C'est dans ce même journal que les «centristes», adaptes politiques d'Eötvös, exposèrent leur programme visant à la création de l'Etat bourgeois. La philosophie d'Etat d'Eötvös, elle, plongea dans le libéralisme. Étant l'un des plus éininents philosophes d'Etat de son époque il soumit à l'analyse l'avenir de l'Etat bourgeois, l'effet à y exercer par les préceptes socialistes et les possibilités de l'avenir en général. Il ne se refusa pas, non plus, à assurer dans son journal une place aux problèmes posés par la question des nationalités et par celles relatives à l'enseignement public. Eötvös et ses collaborateurs s'occupent d'une façon approfondie des problèmes rentrant dans la sphère de l'économie politique. Adhérents au début de la politique du libre échange ils s'opposèrent nettement à la politique protectionniste professée par Fft List. Le libre jeu des forces et la liquidation du manque en capitaux constituèrent • pour eux les moyens susceptibles de conduire à la prospérité du pays. Cependant après l'achèvement des hostilités entre Prussiens et Autrichiens, dans l'espoir de l'accroissement de l'influence de la Hongrie ils ne tardèrent pas de modifier leur prise de position. En vue de l'unité de l'Empire ils admirent le maintien du système protectionniste servant les intérêts de l'Empire. C'est dans son Hebdomadaire Politique qu'Eötvös exposa et vulgarisa les idées qui après 1867 définirent la ligne politique suivie par lui dans sa qualité de membre du cabinet Andrássy.