Századok – 1964

Tanulmányok - Székely György: Egy német humanista és az 1514. évi magyarországi megtorlás 377

382 SZÉKELY GYÖRGY:iEGY NÉMET HUMANISTA ÉS A MAGYARORSZÁGI MEGTORLÁS à des cruautés commises par les Turcs contre les moines chrétiens. L'auteur de l'étude, par contre, refuse la possibilité des massacres effectués à ce temps en Hongrie par les Turcs. Les forces ottomanes se virent à cette époque retenues par une guerre offensive dirigées par elles contre les territoires d'Iran. Quant à la Hongrie le pays connut à ce temps là d'autres cruautés y exécutées et mentionnées par l'ancienne historiographie allemande, notamment celles qui écrasèrent dans le sang la grande jacquerie hongroise. Ce sont le rôtissage, l'embrochement, l'écartèlement qui en juillet 1514 échurent à Dózsa et à ses compagnons. Le renvoi qui se trouve dans la lettre de Beheim se place exactement parmi les message prématurés répandus aux mois de juillet et d'août, renvoi qui se révèle être un des premiers messages communiqués par les Allemands sur ces événements boule­versants. Ayant précédé «Die auffrur» ses sources remontent selon toute supposition aux nouvelles répandues par l'entourage de l'empereur. L' information de Beheim s'avère être un important document prématuré relatif aux répercussions qu'avaient eues à l'étran­ger les répressailles exécutées en Hongrie. Pour terminer l'article soumet à l'analyse la troisième question qui se pose de savoir comment s'applique le mot fráter (frère) aux victimes des répressailles. Ayant pondéré les possibilités qui y entrent en ligne de compte l'auteur de l'étude constate que le renvoi se rapporte en général aux insurgés, renvoi qui peut être la traduction du mot allemand Kreutzbrüder ou bien une allusion qui rallie les insurgés aux restes des Hussites. On pourrait également supposer chez Beheim l'emploi du mot dans le sens du latin ancien: associé. Ayant conclu l'interprétation de la phrase l'article finit par affirmer que les différents genres de mort frappant les militants antiféodaux sont à destiner aux gentilhommes-brigands d'Allemagne, fait qui ne saurait être pris chez Beheim pour des éclats accidentels mais bien pour une attitude honorable témoignée de sa part. Sa lettre du 19 mai 1508 n'est pas sans attester qu'il réagit sensiblement au dé­troussement des commerçants, alors que dans sa lettre du 10 mai 1513 il réclame de sou­mettre à un régime cruel les gentilhommes-brigands emprisonnés. Tout en n'étant pas contre l'application des peines effrayantes il les entendait infliger aux nobles et c'est aux bourgeois qu'il exigeait une attitude impitoyable. C'étaient les agressions dirigées par les chevaliers contre les villes allemandes et les bourgeois qui en 1514 incitent l'hu­maniste à saisir la plume et à exprimer, en éclatant contre les nobles, sa compassion à l'égard des bourgeois souffrants: «Est-ce que nous ne saurons pas nous défendre contre eux . . .? Qu'ils soient rôtis, embrochés et écartelés. . .» C'est aux nobles qu'il entend appliquer la prophétie sur la vengeance trouvée dans l'ancien testament ce qui rend encore plus précieux le document relatif à la Hongrie et le distingue des autres sources de l'époque portant sur les réprésailles. Ce document se prêtait moins à l'équivoque que les manifestations plus amples parues plus tard dans la littérature allemande ; il recèle encore l'esprit de l'humaniste combatif. Cette manifestation allemande ne contenant d'ailleurs que 11 mots relatifs à la Hongrie est un des plus précieux documents qui témoigne des relations progressistes germano —hongroises.

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