Századok – 1964

Tanulmányok - Ránki György lásd Berend T. Iván - Serfőző Lajos: A Magyarországi Szociáldemokrata Párt és a szanálás 1159

A M AG Y AR ORSZÁGI SZOCIÁLDEMOKRATA PÁRT ÉS A SZANÁLÁS 1187 Démocrate de Hongrie. Le Parti se trouva convaincu de ce que l'époque de l'assainisse­ment était celle permettant au pays de s'engager dans la voie de la démocratisation, en premier lieu par la liquidation des vestiges de la contre-révolution ouverte (lois martiales, camps d'internement, surveillance policière, émigration, détention politique, etc.). Au début on croyait que le gouvernement pressé tant par l'opinion publique du pays que par celle de l'étranger se montrerait enclin d'accorder de soi-même les concessions susindiquées. Dans ce cas le Parti Social Démocrate se serait montré disposé à intervenir à l'étranger en laveur du prêt à obtenir par le gouvernement. Cependant le gouvernement Bethlen se refusait à toute concession de portée. Dès lors la direction du Parti, tout aussi bien que la fraction parlementaire qui • dans leur majeure partie s'adhérèrent à l'aile droite lancèrent à partir de l'automne 1923 une lutte plus aigüe contre le gouvernement. Mais elles n'entendirent point s'appuyer de l'aide des masses, bien que l'opposition s'épanouissant successivement et s'organisant avec l'aide du Parti communiste en clandestinité ne manquassent pas dans leurs mémo­randums et au cours des débats d'en réclamer la nécessité. 11 est caractéristique pour lo climat politique que le mécontentement à l'égard de la politique pratiquée jusqu'alors ne tarda pas de se manifester même au sein de la direction du Parti Social-Démocrate. Le comité d'administration de la fraction parlementaire ayant dirigée dans son essence toute la vie du Parti décida atteindre plutôt à l'aide de ses relations étrangères de n'accor­der le prêt qu'a un gouvernement prêt à introduire des réformes démocratiques. Les entretiens engagés en automne 1923 avec les représentants de l'Internationale Socialiste, tout aussi bien que celles entamées à Londres en février 1924 par Gyula Peidl et ses adhérents avec les dirigeants du Parti labouriste accédé au pouvoir agirent dans le même sens. Cependant le gouvenement do Bethlen qui se révéla être un partenaire convenable au capital international venait d'obtenir — bien qu'au prix de graves conditions écono­miques — le prêt de la Société des Nations sans être obligé d'introduire des réformes visant à la démocratisation politique. Il semblait pourtant qu'en raison d'une opposition tenace témoignée au Parlament par les partis oppositionnels et au premier chef par le Parti Social-Démocrate le gouvernement n'était pas à même de faire accepter au terme fixé le projet-loi de l'assainissement financier. Bethlen, lui, fit tout son possible afin de s'échapper à cette situation désagréable. Il se mit à nouveau à négocier avec la direction du Parti Social-Démocrate et au prix de concessions minimes promises par lui (retour de quelques émigrés, liquidation des camps d'internement, création des comités paritaires) un nouveau pacte venait d'être créé entre le gouvernement et la direction du Parti, ce qui finit par applanir le chemin au projet-loi susindiqué. Les dirigeants de droite du Parti Social-Démocrate ne se refusèrent pas à nier devant la XXIIe réunion du Parti le pacte conclude. Plus tard ils devaient se rendre «compte de ce que les promesses de Bethlen restaient des promesses en l'air.

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