Századok – 1964

Tanulmányok - Makkai László: Puritánizmus és természettudomány 1073

rURlTÄNIZMCS ÉS TERMÉSZETTUDOMÁNY 1103 dieu, et c'était cette contradiction qui éclata avec une violence sans exemple dans la réformation. C'était surtout Calvin qui s'opposa violemment à la magie ecclésiastique, à la croyance à l'effet « ex opere operato » des sacrements et à la conception de l'entremise sacerdotale du salut qui en découlait. Par son monothéisme conséquent il arriva à exclure même le rôle intermédiaire des êtres angéliques. Le puritanisme se mit à développer ces idées calvinistes si bien que par une insistance extrémiste sur la souveraineté absolue de dieu il ari'iva à psycologiser à tel point la notion du satan qu' il ne lui resta plus qu'un pas pour parvenir à la notion abstraite de dieu prêchée par le déisme. Du même coup il lança une attaque passionnée contre tout élément magique de la religion, tout aussi bien que contre toutes les formalités qui la voilaient (cérémonies, habits). C'était le point où il rencontra la philosophie mécanique des sciences naturelles en gestatic n, cette dernière opposant aux qualités aristotéliennes les quantités mesurables. Il n'y a pas de doute de ce que les qualités aristotéliennes furent porteuses des vestiges d'une vision magique du monde, dès lors l'attitude hostile témoignée par le puritanisme vis-à-vis de la magie toucha également la conception d'Aristote. Inconsciente au début l'alliance entre le puri­tanisme et les sciences naturelles devint par la suite consciente d$ns la conception des naturalistes anglais d'inspiration puritaine qui, dans le système mécanique du monde imaginé à l'exemple de l'horlogerie croyaient découvrir la preuve irréfutable de l'existence de dieu (au premier chef Boyle). Tout cela témoigne nettement de ce que le baconisme pieux n'était que la première station (et à l'encontre de l'affirmation de Rabb se situant bien avant la révolution) des rapports existant entre le puritanisme et les sciences natu­relles; le puritanisme développé au cours de la révolution trouva sa vision du monde correspondant à sa conception anti-magique dans la philosophie naturelle mécanique. C'était la même période qui assista aux débuts de la sécularisation de l'optique religieuse puritaine qui par l'entremise de Newton finit par conduire au déisme. 12*

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