Századok – 1963
Tanulmányok - Lukács Lajos: Aspromonte és a magyar emigráció 1862-ben 32
ASPROMONTE ÉS A MAGYAR EMIGRÁCIÓ 1862-BEN 67 оказать влияние на колеблющуюся и половинчатую либеральную политику Раттацци, если возможно, вовлечь туринское правительство в решительный шаг против Рима, ускорить регулирование не решенных проблем. Аспромонте препятствовало осуществлению этих целей и придало окончательно консервативное содержание буржуазному преобразованию Италии. Сочувствовавшие Гарибальди члены венгерской эмиграции почти страшным чувством, правильно оценили историческое значение этого поворота и своим ходом, своей пассивностью вынесли прпговор над случившимся. Л. ЛУКАЧ ASPROMONTE ET LES ÉMIGRÉS HONGROIS EN 1862J Résumé Le 29 août 1862 le gouvernement de Turin appuyé par Napoléon III et par les grandes puissance d'Europe agit impitoyablement contre le nouveau mouvement de Garibaldi et écrasa les chemises rouges soulevées avec la devise «Roma о morte». Par cette mesure Rattazzi et le groupe libéral et conservateur s'étant rangé derrière lui donnèrent une réponse sans équivoque aux forces populaires, réponse suivant laquelle ils n'entendaient résoudre le problème de la transformation sociale par voie démocratique. L'émigration hongroise avait, elle aussi, une influence à exercer sur ses événements dramatiques dont abondaient les luttes sociales de l'histoire de l'Italie. L'étude soumet à une analyse la prise de position que les émigrés hongrois d'Italie ont adoptée en 1862 en connexion avec les problèmes les plus critiques, aussi bien que leur manière d'agir. L'examen de ce problème l'auteur le centre autour de la vie et de l'activité de trois figures marquantes de l'émigration hongroise. ' Le nom de Gusztáv Frigyesy n'est point inconnu dans la littérature historique qui . le mentionne comme l'adhérent de Garibaldi et de Mazzini; il appartenait au groupe des émigrés hongrois qui préférait l'amitié et la sympathie de Garibaldi à la reconnaissance du gouvernement officiel de Turin. De sa conception il s'ensuivit logiquement qu'en 1862 il se rangeât au côté de son modèle. Il suivit Garibaldi sur son chemin fait une nouvelle fois en Sicilie, et ils tombèrent prisonniers ensemble auprès d'Aspromonte. Sa correspondance y relative n'est seulement pas le reflet d'une âme noble mais bien un précieux document pour les journées critiques de l'histoire de l'Italie. István Dunyov qui en 1860 perdit, près de Voltorno une de ses jambes avait d'étroits rapports avec Frigyesy. Il ' l'enthousiasmait et lui fit dire résolument que malgré son état grave il entendait en temps I opportun lutter côte à côte avec Garibaldi pour des buts magnanimes. Le nom de Károly Eberhardt devint connu dès 1860, il luttait, en effet, dans l'armée de Garibaldi. C'était d'autant plus répugnant lorsqu'en 1862 on le trouvait chef des armées italiennes qui avaient pour tâche de ruiner leur ancien chef Garibaldi et de désagréger sa troupe. Les I notes et les souvenirs qui nous sont restés d'Eberhardt reflètent ses hésitations. Ceux-ci i attestent à l'unanimité qu'Eberhardt jouait pendant ces journées fatales le rôle d'un bas mercenaire qui, imbu de einisme et d'arrivisme se chargea de jouer ce rôle indigne. Le rôle de Ferenc Pulszky, un des chefs de l'émigration hongroises se révéla assez incertain et équivoque. Il se présenta, en effet, dans le camp de Garibaldi, mais, sur la suggestion du gouvernement de Turn, iavec cette ferme prétention de détourner le chef à la chemise rouge de ses objectifs. Lajos Kossuth, lui, se tut au début, mais lorsque le général György Klapka condamna dans une déclaration la nouvelle action de Garibaldi il s'y rallia aussi par une déclaration publique. L'attitude de Kossuth fut la conséquence directe de sa ligne politique qui visait à maintenir ses bonnes relations établies avec le gouvernement de Turin même au prix d'une atteinte portée à sa popularité. Malgré qu'au moment historique donné les conditions en Italie et sur le plan international manquassent également pour faciliter la réalisation des projets de Garibaldi, sa tentative, ayant conduit à une désagrégation tragique, se trouvait au service du progrès social, de la transformation démocratique. Elle visait à influencer la politique libérale hésitante de Rattazzi et à rallier, selon les possibilités, le gouvernement de Turin à une action résolue à diriger contre Rome pour accélérer le règlement des problèmes irrésolus. Aspromonte mit obstacle à cette tentative et prêta définitivement un contenu conservateur à la transformation bourgeoise de l'Italie. Les membres de l'émigration hongroise, adhérents de Garibaldi ont, par un juste préssentiment, fort bien apprécié l'importance historique de ce tournant et c'est par leur retraite et leur passivité qu'ils formulèrent leur jugement sur ce qui s'était passé. L. LUKÁCS 5*