Századok – 1961

Tanulmányok - Kemény G. Gábor: Mocsáry Lajos nemzetiségi politikája és a szerbek (I. rész) 562

580 KEMÉNY G. GÁBOR : MOCSÁRY LAJOS NEMZETISÉGI POLITIKÁJA что еще в 1876 г., во время сербско—турецкой войны он организовал в южных комитатах акцию помощи в пользу Сербии), и на второй день незаконного приговора появилась про­тестующая передовая статья Мочари в печати партии независимости. В этой памятной статье Мочари, учредитель — председатель, ведущий парламент­ский оратор и публицист самой крупной оппозиционной партии эпохи, Партии независи­мости противопоставился возбужденному националистическими страстями современному общественному имению и показал несостоятельность и противоречивость, необоснован­ность и вымышленность обвинений, выдвинутых против сербского оппозиционного поли­тического деятеля. Этим выступлением запротестовавший незаконный приговор против Милетича («дело Дрейфюса» национального вопроса времени) венгерский оппозиционный государственный деятель стал знаменитым поборником национальностей современной Венгрии и венгерского прогрессивного движения. В то же время, однако, он стал неудоб­ным для угнетающей власти, которая с этих пор сделала все для того, чтобы препятство­вать дальнейшему выступлению Мочари в общественной жизни, политически изолиро­вать и заставить его молчать. Г. Г. КЕМЕНЬ LA POLITIQUE NATIONALITAIRE DE LAJOS MOCSÁRY ET LES SERBES (I. Partie) Résumé La deuxième moitié du XIXe siècle et le tournant du siècle virent dérouler les luttes que les minorités nationales de la Hongrie ancienne menaient pour leur indépendence el leur autodétermination. Les classes dominantes de l'époque, tout en se servant du potentiel de pouvoir leur offert par le compromis de 1867 s'opposèrent à ce processus régulier par les moyens ouverts et avoués de l'oppression pratiquée à l'égard des nationa­lités. Nombreux sont les politiciens et publicistes hongrois, qui protestèrent contre la politique oppresseuse pratiquée à l'égard des minorités nationales par les classes dominan­tes de l'ère du dualisme, mais ces protestations se révélaient isolées, faibles, souvent pas suffisamment fondées et surtout trop peu conséquentes. Le nom de Lajos Mocsáry éminent politicien et publiciste hongrois de l'époque est seul à sortir du rang dans ce domaine, nom qui désigne le prédécesseur d'une politique nationalitaire démocratique professant la coopération avec les peuples de langues étrangères. C'est un personnage qui se distingue non seulement comme politicien d'opposition de la deuxième moitié du XIXe siècle et des années du tournant du siècle, mais qui se profile sans doute comme un des meilleurs spécialistes de la question des nationalités en Hongrie; dans sa qualité d'homme d'état de l'opposition et d'écrivain politique il devint un des pionniers dans les rangs des classiques modernes prêchant le principe d'égalité entre les nations. La première partie de l'étude suit la carrière de Mocsáry, à travers les premières marques d'intérêts qu'il portait à la politique nationalitaire, à travers les premières manifestations littéraires qui témoignaient de la formation des ses principes, jusqu'à l'an 1878, date marquant un tournant non seulement dans l'histoire politique des peuples de l'Europe sud-orientale, mais aussi dans l'activité que Mocsáry déployait sur le plan de la politique nationalitaire envers les minorités nationales. Au début de cette même année fut prononcé le jugement qui condamna de «haute trahison et de lèse-majesté» Svetozar Miletié, député serbe, personnage dirigeant la politique de la nationalité serbe, chef du parti national-liberal serbe (pour avoir organisé en 1876 à l'époque de la guerre serbo-turque une oeuvre de secours dans les comitate de sud); dès le lendemain du prononcé de la sentence injuste parut dans la presse de l'opposition l'éditorial protesta­taire de Mocsáry. Dans son article digne de mémoire, Mocsáry, l'éminent orateur et publiciste, le président fondateur du parti d'opposition le plus important de l'époque, du parti d'indépendance, s'opposa à l'opinion publique mue par la fureur nationaliste et souligna l'absurdité des accusations portées contre le politicien serbe d'opposition, accentua leur caractère contradictoire, fictif et privé de tout argument bien fondé. L'homme d'état hongrois de l'opposition, tout en formant recours contre le jugement illégal en appelant le cas Miletié, le «procès-Dreyfus» des minorités nationales, devint par son attitude le pionnier célébré des revendications des nations de la Hongrie con­temporaine, le pionnier du mouvement progressiste hongrois. En même temps il est devenu gênant pour le pouvoir oppresseur qui fit tout son possible pour mettre obstacle à son activité publique pour l'isoler et le réduire au silence. G. G KEMÉNY

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