Századok – 1959

ÉVES TARTALOMJEGYZÉK - Krónika - Beszámoló S. Vince Edit kandidátusi disszertációjának vitájáról 955

\ RÉSUMÉ 965 P. HORVÁTH : QUELQUES PROBLÈMES DE LITTÉRATURE HISTORIQUE ET D'HISTOIRE JURIDIQUE BOURGEOISE, RELATIFS À L'HISTOIRE DES COMMUNAUTÉS DES TERRES AU MOYEN ÂGE (Part I) L'étude traite en trois chapitres des questions de la littérature bourgeoise con­sacrée à l'histoire de la communauté des terres. Au premier chapitre, l'auteur signale les recherches ayant servi de base à la littérature bourgeoise, pour son étude historique do la communauté des terres au moyen âge. De la première moitié du XIXe siècle, on peut citer les recherches de O. Chr. Ólufsen, Schlegel, K. Molbeck et Α. Haxthausen. En ce qui concerne l'exploration de la communauté Mark germanique, l'étude souligne les résultats de G. L. Maurer, et apprécie les recherches de H. S. Maine, É. Nasse, E. Laveleye et Miaskowsky. Elle relève aussi le grand intérêt témoigné pour ce problème par la litté­rature russe, et attribue une importance particulière aux enseignements slavophiles, sous le rapport des travaux d'exploration des communautés des terres slaves. Le deuxième chapitre met en lumière certains traits de la litt érature représentant l'apogée des recherches bourgeoises relatives à la communauté des terres. Dans ce sens, l'étude considère comme fondamentale l'oeuvre de G. Hanssen, K. Lampreeht, G. Waitz, H. Zoepfl, H. Siegel, A. Meitzen, R. Schröder et de quelques autres auteurs. L'étude attribue un caractère progressiste au positivisme bourgeois apparaissant sous de nom­breux rapport s dans ces recherches. Elle constate en même temps que le libéralisme et le positivisme bourgeois ne pouvaient guère donner quelque chose d'essentiellement nouveau. Le positivisme bourgeois ne pouvait s'opposer avec succès aux enseignements surannés des germanistes, de la théorie-villa et à ceux de certaines tendences romanistes. D. NEMES : LA POLITIQUE EXTÉRIEURE DU GOUVERNEMENT DE BETHLEN EN 1924—1926 La Hongrie, sous le contrôle militaire déclaré des puissances de l'Entente et sous le contrôle financier ouvert de la Société des Nations franchit le seuil de la stabilisation relative dans des conditions de politique extérieure extrêmement subordonnées et isolées. De ce chef il était très important de savoir si le gouvernement hongrois, en vue de la cessation de l'isolement.sur le terrain de la politique extérieure et de l'atténuation de sa position subordonnée, était-il capable, voulait-il utiliser les possibilités que la formation de la sit uation internationale d'alors, la nouvelle politique adoptée envers l'Union Sovié­tique et l'établissement des relations diplomatiques avec celle-ci lui permirent. Lo gouvernement de Bethlen craignit beaucoup la reconnaissance de l'Union Soviétique, mais il dut compter avec la situation internationale changée, où la plupart des pays européens l'ont reconnue et, en même temps, il devait tenir compte des intérêts de l'industrie hongroise aussi. Vis-à-vis de la Petite Entente la position de la Hongrie s'est également renforcée, car l'Union Soviétique ne reconnut pas le traité de Trianon. La représentation d'intérêts des industriels, l'AssociationNationale des Industriels Hon­grois soumit également un mémorandum au gouvernement, dans lequel elle sollicita le réglement des relations commerciales hungaro—soviétiques. En ce qui concerne la nor­malisation des rapports entrç les deux pays, un entretien a eu lieu déjà en 1922, à la conférence de Gênes entre le ministre des affaires étrangères soviétique, Tchitchérine et le ministre des affaires étrangères hongrois Bánffy. Le premier pas effectif, sous ce rap­port, n'a eu pourtant lieu, qu'au mois de mai de 1924. Les représentants du gouvernement hongrois voulaient, aux entretiens engagés à Berlin du 26 août au 12 septembre de 1924, attacher la reconnaissance juridique de l'Union Soviétique à des garanties de concessions commerciales étendues et prétendaient appli­quer des restrictions injurieuses vis-à-vis de la légation soviétique à Budapest. Mais l'Union Soviétique refusa toutes les deux tentatives. Elle ne se montra pas disposée, non plus, d'organiser une société mixte hungaro-soviétique et ne garantit que les concessions commerciales usuelles accordées dans le passé à d'autres sociétés commerciales. Le trai­té signé était à ratifier le 12 décembre. Mais à la fin do l'année 1924 c'est le parti conser­vatif qui, en Angleterre, accéda de nouveau au pouvoir ; celui-ci prit l'initiative d'une politique extérieure vivement antisoviétique. Dans de telles circonstances le gouvernement de Bethlen n'osa pas tenter la ratification. Il demanda d'abord, une remise à l'Union Soviétique jusqu'au 12 avril de 1925, puis, il prétendait prolonger cette date aussi, mais l'Union Soviétique n'y consentit qu'à condition de la réduction des concessions. En con-

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