Századok – 1959

ÉVES TARTALOMJEGYZÉK - Krónika - Beszámoló S. Vince Edit kandidátusi disszertációjának vitájáról 955

966 RÉSUMÉ séquence les entretiens disparurent de l'ordre du jour au dommage des intérêts économi­ques et de politique extérieure do la Hongrie. Un des principaux objectifs de la politique extérieure du gouvernement de Bethlen fut, dans cette période, d'atténuer le contrôle militaire du pays. C'est l'Angleterre qui se trouva en tête de ce groupe d'états qui, pour neutraliser la position do grande puissance de la Franoe et pour encourager les projets de guerre contre l'Union Soviétique, prétendait réduire le contrôle militaire à l'égard de l'Allemagne, mais à l'égard des autres pays vain­cus aussi. Le gouvernement hongrois s'efforçait d'éviter le contrôle de la Petite Entente et prétendait initier l'Allemagne à son action. Mais la tentative ne réussit pas. En résultat des entretiens la Commission relevant do la compétoncc du Conseil des Ambassadeurs fut remplacée par une commission déployant son activité sous l'égide de la Société des Na­tions avec le droit de contrôle par cas. En septembre de 1924 les états de la Petite Entente — observant la réduction effective du contrôle militaire et pour tenir la Hongrie enécheo — conclurent un nouveau traité plus serré. Parallèlement au nouveau traité passé par la Petite Entente, la Yougoslavie — ayant des différends avec tous ses voisins et en premier lieu avec l'Italie — prit l'ini­tiative pour la normalisation des rapports hungaro—yougoslaves. Bethlen, propagateur de la politique extérieure «active», le bruit du scandale éclaté autour de la falsification du franc apaisé, engagea des entretiens avec la Yougoslavie, espérant désagréger par cela la Petite Entente. Mais l'Italie fasciste ayant des différends avec la Yougoslavie offrit à la Hongrie la conclusion d'un traité d'amitié avec une pointe antiyougoslave. Ce traité convenait mieux aux classes dominantes hongroises revanchistes. En conséquence Beth­len signa le 5 avril de 1927 le traité d'amitié hungaro—italien et soumit la politique extéri­eure hongroise à l'Italie fasciste. A ROZSNYÓI : LE 15 OCTOBRE 1944 (Contribution à l'histoire du coup d'État de Szálasi) (Part II) La délégation hongroise signa l'armistice le 11 octobre à Moscou. L'armistice comportait entre autres l'obligation de la résistance armée aux Allemands. Mais en réalité, Horthy fit très peu pour l'éxécution de l'armistice, et voulait éviter l'offensive contre les Allemands. Redoutant l'Union Sovétique et le peuple, il refusa de coopérer avec la gauche et le mouvement de résistance, et réduisit les préparatifs militaires au strict minimum. Les croix-fléchées et les Allemands étaient, par contre, bien plus actifs. Les pre­miers organisèrent des groupes armés, et les derniers concentrèrent le gros de leur forces armées en Hongrie autour de la ville de Budapest. Ils y envoyèrent aussi Skorzeny, nanti d'un mandat spécial. Horthy fixa la date de la proclamation de l'armistice au 15 octobre. Le même jour Rudolf Rahn, sur- mandat du ministère des affaires étrangères d'Allemagne, lui demanda une audience. Immédiatement avant l'exécution du coup d'État des Allemands et des croix-fléchées, il fallait décider Horthy de persévérer aux côtés des Allemands. La proclamation de l'armistice eut lieu le 15 octobre. Le Front Hongrois, organisme de la résistance, n'ayant point été informé par Horthy, il ne pouvait pas mobiliser aussitôt les masses contre les Allemands. Quant à l'armée, dont le corps d'officiers fut, sous la direction même de Horthy, élevé dans un esprit germanophile et fasciste, elle ne se retourna pas contre les Allemands. Aussi ceux-ci et leurs acolytes, les croix-fléchées, prirent-ils dans quelques heures l'initiative, et le discours de Szálasi, diffusé le soir par la Radio, signala déjà la prise du pouvoir . . . Les Allemands s'efforcèrent de donner une forme constitutionelle à la prise du pouvoir par les croix-fléchées. Dans ce but, ils engagèrent des pourparlers avec Horthy. Celui-ci faisant concession après concession, et se désintéressant du sort du pays pour mieux garant ir sa sécurité personelle et celle de sa famille, se mit d'abord sous la protec­tion des Allemands, puis consentit à la révocation de la proclamation d'armistice, abdi­qua sa dignité de régent, et finit par signer, le soir du 16 octobre, la nomination de Szálasi comme président du conseil. La tentative d'armistice du 15 octobre échoua donc, car Horthy et la classe domi­nante hongroise ne se montraient pas enclins à s'allier avec les forces de gauche, pour se retourner ouvertement contre les Allemands. Les tentatives équivoques de Horthy aboutirent au sanctionnement du coup d'État de Szálasi. IHI /«Ι

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