Századok – 1959

ÉVES TARTALOMJEGYZÉK - Krónika - Beszámoló S. Vince Edit kandidátusi disszertációjának vitájáról 955

RÉSUMÉ Ε. K. OBERMAYER — I. Κ. HORVÁTH : LADISLAS DE MACEDÓNIA. LA VIE ET L'ACTIVITÉ D'UN HUMANISTE DANS LES DÉCADES D'ENVIRON DE LA CATASTROPHE DE MOHÁCS Ladislas do Macedónia est en Hongrie une des figures typiques — s'il n'est pas des plus marquantes — dans les premières décades du XVIe siècle. Sa vie, son activité et son oeuvre n'ont pas été, jusqu'à présent, soumises à un examen à fond, bien qu'elles missent, sur maints points en lumière, d'une manière intéressante, l'humanisme hongrois de l'époque, ses représentants et la situation politique contemporaine. Semblablement à la plupart des humanistes de l'époque, il est, en premier lieu «vir diplomaticus», homme de politique, qui, stimulé aussi par la tradition de famille, met au service des intérêts de la vie nationale son érudition, S3S connaissances littéraires et rhétoriques. Sa famille qui reçut son nom du village de Macedónia, situé au Sud de Hongrie et qui, sous le règne du roi Sigismond s'est élevée parmi les rangs des familles plus importantes, en raison de ses propriétés exposées, prend souvent part dans les luttes contre les Turcs. Dans les chartes et dans d'autres documents nous entendons beaucoup parler de Nicolas, fils de Pierre de Macedónia, grand-père de Ladislas de Macedónia qui, dans une célèbre bataille mentionnée plusieurs fois — rassemblant les paysans et les simples soldats — dispersa l'armée maraudeuse-pillarde du pacha Ikatch qu'il tua on duel. Sa carrière commence au diocèse de Pécs : nous le rencontrons, pour la première fois, dans le cercle humaniste de Georges Szatmári, évêque de Pécs à cette époque. Neveu du palatin Étienne Báthori, il s'initie vite à la vie politique. A partir du commencement des années 20 nous entendons beaucoup parler de son activité diplomatique. Déjà, avant la catastrophe de Mohács, il se rend à doux reprises en Pologne en qualité d'ambassadeur de Bát hori et on 1522 il est le porte-parole de la députation solliciteuse hongroise envoyée à la diète de Nürnberg. Après la catastrophe do Mohács il se trouve dans le camp de ceux qui espèrent de Ferdinand le sauvegarde du pays ; mais dans quelques années le voilà désillusionné ; il comprend que Ferdinand ne veut ou ne peut porter aide à la cause hongroise. Nommé déjà évêque de Várad il vit retiré dans son château de la Haute Hon­grie, d'où il ne sort qu'à la nouvelle que les ordres hongrois prétendent envoyer une am­bassade à Augsbourg, à la diète d'Empii'e, pour annoncer au roi et empereur Ferdinand ne se souciant pas des affaires du pays, aux ordres de l'Empire, l'extrême péril de pays, et demander énergiquement — et pour la dernière fois — du secours. L'orateur de la dé­putation est, cette fois, également Ladislas de Macedónia qui — selon toute probabilité — donne la forme finale au Libellua Supplicatorius comportant l'adresse ultimative des ordres. L'ambassade n'a eu, cette fois non plus, de résultat. Sa vie — comme s'il venait de s'acquitter de son suprême devoir — commence à s'effondre, à peine que nous enten­dons parler de lui et, enfin, nous apprenons de la lettre do son ancien ami, Nicolas Oláh, qu'il est mort en 1536. Ses discours tenus aux deux diètes d'Empire avaient un vif effet. Traduits en alle­mand ils furent publiés la même année tant en allemand qu'en lat in. Outre cela cc n'est que quelques lettres et une harangue rétablie par Ursinus Velius qu'il nous a léguées. Son oeuvre n'est pas trop riche et ne figure pas parmi les chefs-d'oeuvre de l'esprit hu­main : tout de même, comme source historique, reflétant l'imago de l'honnête humaniste elle n'est pas un document négligeable concernant la Hongrie du XVIe siècle.

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