Századok – 1958

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1957. július 1.–december 31.) (V. Windisch Éva) 527

550 RÉST" MI: Par contre les blasons des familles nobiliaires issues de chefs de tribu sont décorée de lions, tandis que les familles nobiliaires issues de chevaliers allemands, italiens et espagnols venus d'Occident aux XIe et XIIe siècles, ont des blasons portant dos figures de héraut, ou des figures de plantes stylisées ou d'animaux imaginaires, tandis que les figures cl' animaux (tête de taureau, aigle) sont surmontées de la croix afin de les distinguer des blasons hongrois à animaux. Les figures totemistiques qui figurent dans les blasons hongrois tirent, en partie, leur origine de familles turques qui s'étaient assimilées. Constantin Porphyrogennète énumère les noms des sept tribus hongroises, mais d'après lui, vers 950, celles-ci n'obéissaient plus à leurs propres chefs, ce qui indique que la conquête du pays par les Hongrois (896) avait relâché les liens à l'intérieur des tribus. Les sources hongroises ignorent les noms des sept tribus et les «genus» dont parlent les sources des XIIIe et XIVe siècles ne sont pas identiques aux familles qui ont occupé la Hongrie ; il s'agit là de grandes familles qui grâce au «£εημβ» perpétuaient de géné­ration en génération leur situation juridique définie par Etienne Ier (1000—1038). Les «udvornici» dont il est question dans les lois d'Ëtienne Ier sont des descendants de cour­tisans qui payaient leurs contributions on nature ; tandis que les familles de serfs (ioba­giones) qui servaient le roi avec les armes sont issues sans doute des «miles» dont il est également question dans la loi d'Ëtienne Ier . Sont considérées comme familles nobiliaires t outes les grandes familles qui possédaient des terres attribuées par Ëtienne Ι'τ ou qui avaient été confirmées dans leur possession par ce roi. Aux termes d'une loi du roi Coloman ( 1097 — 1116), en cas d'extinction cle la famille, ses propriétés sont héritées par les parents, tandis que les propriétés attribuées plus tard seront reprises par le roi, au cas où il n'existe ni fils, ni frère pour les hériter. Au XIIIe siècle on comptait 108 familles nobi­liaires d'origine hongroise. DE LA FAMILLE AU COMIÏAT Les chroniques hongroises font mention de nombreuses familles descendues de chefs de tribu et do famille ; les territoires qu'elles occupaient correspondaient en général aux comitats des époques postérieures. Les familles nomades possédaient des terres déli­mitées et les comitats à l'époque d'Ëtienne Ier avaient aussi leurs propres limites. Le mot hongrois «megye» (comitatus — comitat) signifiait au début «limite» et les limites des comitats coïncidaient, en général, au Xl° siècle, avec celles des archi-presbytères et des archidiaconats constitués plus tard. Au cours du XIe siècle, les rois Árpád sub­juguèrent les familles, ne laissant au maximum qu'un tiers de leurs terres aux descen­dants des chefs do familles, tandis que les deux autres tiers confisqués étaient attribués à la cour et au château royaux. Le château royal était, à l'origine, celui du chef de famille. Le roi Ëtienne avait installé, dans chaque château confisqué, son propre préfet. Le chef de famille hongrois était appelé «iupan» par la po­pulation locale de langue slave, ce qui a donné, en hongrois «ispân» pour désigner le «cornes» nommé par le roi. Le nom hongrois du chef de famille était «bô» ; le mot qui venait du «bäg~-bej» turc et ne signifie aujourd'hui que «large» et «riche» en hongrois. Sur les terres confisquées aux familles, nous trouvons, autour du château ou enclavés entre des propriétés qui avaient été laissées aux familles des villages qui tirent leurs noms de différentes tribus hongroises ou de peuples voisins. Dans ces villages, nous rencontrons, au XIIIe siècle des populations «iobagio», qui sont identiques aux «miles» de l'époque d'Ëtienne Ie r . Ces villages sont des colonies militaires du Xe siècle. Du XIe au XIIIe siècles, les «cornes» des châteaux, les évêques, les prélats et les seigneurs avaient leurs escortes de «iobagio-miles», mais l'escorte du roi, composée de grands seigneurs, portait également le nom de «iobagio». Le mot hongrois «jobbágy» signifiait à cette époque­là «vassal», tandis que le terme «jobbágyság» désignait en hongrois le féodalisme. Ainsi, la couche des «iobagio» existait dans la société nomade hongroise du Xe siècle ; elle correspondait au «bujruq» des Turcs et aux «nökör» des Mongols. Selon le témoignage des inscriptions de l'Orkhon et des textes «ouïgouriens», les «bujruq»n'étaient pas des fonctionnaires, mais des militaires qui constituaient l'escorte du Kagan et des grandes dignités. Le «nökör» (soldat escortant) des Mongols était toujours issu d'une tribu étran­gère, ou d'un peuple étranger, ce qui caractérisait également les «jobbágy» hongrois. Les campagnes menées par les nökörs en vue d'acquérir du butin indiquent que les com­battants des incursions hongroises du Xe siècle doivent être en partie identifiés avec les «jobbágy» hongrois. Dans la couche des «jobbágy» de Hongrie, on distinguait, en de­hors des Hongrois, des Slaves et des Avares (Varkun). Par contre à la fin du XII'' siècle, la couche des «jobbágy» (eubagio) fait son apparition en Pologne, notamment à Halitcli et à Vladimir.

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