Századok – 1958
Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1957. július 1.–december 31.) (V. Windisch Éva) 527
RÉSUMÉ 551 Nous illustrons par trois exemples concrets l'évolution qui a abouti à la transformation en comitats du secteur delà «famille» et des chefs do famille disposant de châteaux. (Famille Zsombor — comitat Doboka ; Famille Katapán — comitat Komárom ; Famille Csolt (Vata) — comitat Békés). La transformation des familles en districts politiques est un processus connu en ethnologie et en historiographie. Les 7 familles coumaniennes (kun) réfugiées en Hongrie, fuyant devant- les Mongols se transformèrent à leur tour en 7 «sedes» (en hongrois : szék). (Famille Chertan — Halas-szék.) LE DUCHÉ (DUCATUS) Au XIe siècle un tiers des comitats relevaient non pas du roi, mais du «dux», successeur présomptif à la couronne. Ces territoires qui constituaient le «duché» (ducatus) étaient, à l'origine, des organisations térritoriales de peuples militaires auxiliaires. Au XIe siècle le roi possédait 30 troupes de comitats ; le prince héritier la moitié de ce chiffre. Cela semble indiquer qu'il existait, au total, environ 45 comitats ou familles, bien que leur nombre eût été supérieur avant la conquête du pays par les Hongrois. Parmi les comitats du «dux» on cite ceux do Nyitra, de Bihar, de Nyir (Szabolcs) et de Krassó ; on peut, vraisemblablement, ranger dans cette même catégorie les comitats de Hont, de Nógrád, et de Zemplén. Le «duché» était limitrophe de l'empire byzantin, ce qui explique pourquoi, en 1071, l'Empereur de Byzance avait envoyé des parlementaires au seul «dux» Géza, pour conclure la paix, alors que le siège de Belgrade était conduit à la fois par le roi Salamon et le «dux» Géza. Mais ce même fait explique l'origine de la couronne hongroise. En effet, dans la partie inférieure de la couronne de Hongrie, on voit l'effigie de Géza avec l'inscription : Γεωιτζας πιστός κράλης Τουρκίας (Roi fidèle de Turquie), mais le personnage que représente l'image tient à la main les insignes de duché, soit la croix de Lorraine etl'épée. Un portrait d'Etienne Ier , datant de l'époque le représente vêtu du manteau royal et tenant à la main une lance et le globe royal. Les sceaux des rois Pierre (1038—41, 1044—46) et André 1er (1046—1061) représentent ces rois avec le sceptre à lys et le globe royal. Représenter le roi avec les insignes du «ducatus» aurait été injurieux pour le roi, par contre il arriva souvent, dans la pratique hongroise, de donner à l'héritier au trône le titre de «roi». Cela indique que Géza 1er (1074 — 77) avait reçu la couronne alors qu'il était encore prince héritier. C'est en 1115 que le roi Coloman supprima l'institution du «ducatus», et c'est à la même époque que le duché fut réuni aux territoires du royaume. C'est sans doute à la suite do cette fusion que furent réunies les parties royale (supérieure) et ducale (inférieure) de la couronne. Quant au blason de la Hongrie, il est le résultat de la combinaison de deux armoiries, employées aux environs de 1200 ; la croix que l'on voit sur la première est l'aboutissement d'une évolution de la croix que le dux Géza tenait entre les mains, c'était les armoiries du duché ; tandis que sur l'autre, les 7 lions disposés sur des fasces, en forme de hérauts, étaient des armoiries royales, qui, à l'origine, ne possédait pas de fasces. LES PEUPLES «JOINTS» Trois tribus, s'étant révoltées au IXe siècle, contre les Khazars, se joignirent aux sept tribus hongroises : c'étaient les Kabars (καβάροι). Ces tribus se composaient d'éléments différents du point de vue ethnique. Certaines vagues indications des chroniques hongroises, la connaissance des peuples de l'Empire des Khazars et les noms de lieux composés de noms de tribus de Hongrie, nous permettent de distinguer les éléments ethniques suivants : 1. Un petit nombre de Khazars turcs. 2. Des khwarezmiens, d'origine mahométane iranienne, que l'on appelait en Hongrie «kâloz» (1111: Caliz) ou : «koromza». 3. Des Alans mahométans que l'on désignait en Hongrie sous le nom de «varsâny» (1075 : Vosciani) ou «Oszlàr», tous les deux noms étant issus, en dernière analyse, du nom «osi» des Alans. Cet élément ethnique est désigné vers 1150 par Abu Hamid sous le nom de «magribita» dont la traduction a donné «Philistaei» pour désigner les lasses alans. 4. Parmi les tribus bulgares, on peut ranger dans cette catégorie, les Suvar, les Barsil et les Eskil. C'est du mot «eskil» que provient le terme de (Sicules) «Székely» (1137 : seicul) ; les contributions imposées aux Eskils étaient les mêmes que celles des Sicules au Moyen Age et Ibn Rusta estime qu'ils habitaient, avant la conquête de la Hongrie, á l'Ouest des colonies des Hongrois. Selon les coutumes turques-oguz les Sicules étaient divisés en 6 races et en 24 branches, mais les races et les branches sicules du Moyen Age ne sont que des races et branches de «jobbágy» (officiers) imposés aux Sicules et ne sont pas d'origine siculc.