Századok – 1958

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1957. július 1.–december 31.) (V. Windisch Éva) 527

RÉSUMÉ DÉSIRÉ NEMES: EN MÉMOIRE DE LA PREMIÈRE RÉVOLUTION SOCIALISTE HONGROISE Le 21 mars 1919 — la première à suivre l'exemple de la Russie Soviétique — en Hongrie la révolution du prolétariat triompha sans effusion de sang. Le gouvernement bourgeois reconnut son incapacité et abandonna de son propre mouvement le pouvoir au prolétariat. La cause la plus importante de la victoire pacifique de la République Hongroise dos Conseils fut le fait que la majorité décisive du peuple travailleur se vit rapidement désillusionnée du gouvernement bourgeois-démocrat^-socialiste venu au pouvoir après la révolution bourgeoise d'octobre 1919. Le pouvoir fut donc pris le 21 mars par le parti communiste démocrate-socialiste réuni. La fusion des forces des deux partis ouvriers, do celles du Parti démocrate-socia­liste, et du Parti communiste s'avéra également un des facteurs décisifs de la victoire pacifique de la révolution. Les démocrates-socialistes de gauche, la majorité des membres du parti, se lièrent corps et âme à la République des Conseils. Ils considéraient la fusion comme un service rendu à la lutte menée pour le pouvoir ouvrier. La prise de position des socialistes de gauche, leur étroite union avec les communistes avait un rôle important à jouer dans le fait que l'énorme majorité de la classe ouvrière s'exprima pour la politique des communistes. L'existence de la République Hongroise des Conseils exerça un effet considérable sur le mouvement ouvrier en Europe occidentale. Outre la victoire de la révolution socia­liste un rôle notable y avait à jouer la circonstance, que la classe ouvrière hongroise s'assura la victoire par la fusion des deux partis ouvriers. La réalisation de la dictature du prolétariat en Bavière reflète également l'effet stimulant de la République Hongroise des Conseils. En dépit des erreurs commises lors de la fusion mécanique, quand on a toléré dans le parti fusionné de la classe ouvrière la présence des éléments du centre et de ceux appartenant ouvertement à l'aile droite, la République Hongroise des Conseils, s'appu­yant sur l'alliance des communistes et des démocrates-socialistes de gauche, aurait sous peu vaincu la résistance des centristes et des éléments de l'aile droite. Cela fut cependant entravé par l'attaque extérieure des impérialistes et par les machinations do la contre­révolution. La supériorité des forces impérialistes appuyées sur la contre-révolution dans le pays même vainquit le pouvoir du prolétariat hongrois. Une terreur contre-révolution­naire de 25 ans pesait ensuite sur la Hongrie, terreur dont elle fut libérée par l'armée de l'Union Soviétique. Après 1945 la classe ouvrière fit, sous peu de temps, triompher la révolution socialiste et en 1956 avec l'aide de l'Union Soviétique, elle parvint à pré­server ses conquêtes contre la révolte contre-révolutionnaire soutenue par les impéria­istes. GEOEGES GYÖRFFY : DE LA FAMILLE* HONGROISE AU COMITAT, DE LA TRIBU AU PAYS (1ère partie) LA FAMILLE Les familles ougriennes d'Ob qui, du point de vue linguistique sont les plus proches des Hongrois, utilisaient jusqu'au XVIIe siècle les images des animaux „totem" comme emblèmes de famille. Les familles issues des chefs de famille hongrois mettaient sur l'écu de leur blason la figure de l'animal qui, selon leur croyance, était le fondateur de la famille. Tel est le «turul», l'aigle mythique oiseau «totem» des Árpád, et nous voyons aussi à partir du XIIIe siècle de tels animaux sur les cachets à blason des familles nobles. 1 Le mot hongrois «nemzetség» désigne des familles au sens de la gens latin, c'est-à-dire comportant toute la filiation.

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