Századok – 1957

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1956. július 1.–december 31.) 491

524 BÉ8UMK comme „le messager du triomphe futur du socialisme". L'opposition de droite du gouver­nement : légitimistes, racistes, „réveillés" condamnaient — surtout dans leurs organes de presse — et la Société des Nations et la politique „obséquieuse", „soumise" du gouver­nement Bethlen et réclamaient une politique extérieure „énergique", c'est à dire provocative et préparant une guerre immédiate. L'admission à la Société des Nations apporta des résultats importants aux classes dirigeantes de Hongrie. Elle contribua au relâchement de l'isolation de la Hongrie dans la politique extérieure, munit le système contre-révolution­naire hongrois du sceau de l'approbation internationale suprême et assura des résultats précieux en ce qui concerne la solution de la question des réparations et de l'obtention de l'emprunt étranger. La Société des Nations aida la réaction hongroise à raffermir son pouvoir, à opprimer encore davantage le peuple hongrois et à préparer ses projets de guerre. LADISLAS ZSIGMOND : LA MISE EN VIGUEUR DU TRAITÉ DE PAIX DE VERSAILLES (28 juin 1919-10 janvier 1920) La période s'étendant de l'armistice jusqu'à la signature du traité de paix après la première guerre mondiale est une brève étape du développement, international, mais riche en événements et changements, non exempte du danger de conflits de guerre. Si ces con­flits n'ont pas éclaté, c'est que — entre autres — a) dans les milieux dirigeants poli­tiques et militaires de l'Allemagne l'opinion prévalante était qu'il n'y avait pas d'espoir à modifie par la violence la situation établie, en conséquence de l'issue de la guerre ; b) la coalition des tendances régnantes et représentése par Lloyd George, Wilson et Clémonccau, coalition née au cours de la guerre, mais loin d'être stable s'était maintenue. Elle était basée sur la pratique et l'expérience de ce que les États Unis, la Grande-Bretagne et la France seuls n'étaient pas capables de soumettre et de ligoter de façon permanente le rival impérialiste allemand, aussi fallait-il lors de la répartition du but;n éviter également chaque mesure qui aurait pu conduire à là rup­ture complète et, ce qui revient au même, l'isolation d'une des grandes puissances. Cette situation changea après la signature du traité de paix, lorsque — en conne­xion avec la ratification — de l'arène de la politique internationale le traité de paix passa au centre de la vie politique intérieur des différents pays où il fut décidé de son fu­tur sort. Au moment de la discussion sur la ratification du traité de paix dans les États Unis, ce furent déjà les adversaires politiques de Wilson du parti démocratique, les répu­blicains qui avaient la majorité dans le sénat, c'est eux qui dominaient le comité le plus important, celui des affaires extérieures. En conséquence des discussions qui se prolon­gàient dans le sénat, il devint problématique si les Américains participaient aux diffé­rents comités créés dans l'intérêt de la mise en application du traité de paix. Du côté allemand on attacha de grands espoirs à la participation des Américains, mais ainsi que le prouvèrent les événements ultérieurs, ce n'est pas tant la participation que l'absence des États Unis qui se révéla avantageux pour l'Allemagne. Lorsque dans la deuxième moitié du mois d'octobre d'un côté l'Allemagne, de ' autre côté trois des grandes puissances vainqueurs avaient ratifié le traité de paix, les conditions de sa mise en vigueur étaient créées. Ala session du 18 octobre du Conseil Suprême, le comité de rédaction de la conférence de paix présenta sa proposition du procè­verbal concernant la consignation des documents de la ratification, proposition qui fut acceptée. Dans les milieux de la conférence de paix on comptait sur ce que la mise en vigueur du traité de paix pourrait avoir lieu dans la dernière semaine de novembre, quoique surtout dans les milieux français, on no manqua pas de manifester une certaine inquiétude au sujet de ce que l'Allemagne soulève de nouveaux obstacles. La prolongation du traité rie paix n'allait pas sans contenir de risques pour l'Allemagne même, vu qu'un des clauses de l'accord d'armistice énonçait que si l'Allemagne ne satisfait pas à ses obligations assu­mées dans l'accord, l'armistice peut être dénoncé et les hostilités recommenceraient.. En dépit de ce risque la temporisation de la mise en vigueur du traité de paix semblait tout de même plus avantageux à l'Allemagne. La résistance grandissante de l'impérialisme allemand vaincu, mais point anéanti se dirigeait moins vers le passé (accord d'armistice, traité de paix), que plutôt vers l'avenir (mise en application du traité de paix). L'explication en est qu'au moment même de la rédaction du premier procès-verbal lors de la consignation des documents de ratification, devaient en­trer en vigueur les termes prescrivant l'exécution des dispositions du traité do paix. La résistance allemande dirigée co7itre la mise en vigueur du traité de paix était

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