Századok – 1957

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1956. július 1.–december 31.) 491

RÉSUMÉ 525 donc destinée â empêcher l'exécution de ces dispositions. Dans ces circonstances - là, la discussion ayant lieu dans le sénat américain et l'absence des États Unis créa une occa­sion favorable à la diplomatie allemande pour laisser trainer le moment de la mise en vigueur du traité de paix, en alléguant des raisons formelles. Quoique les objections alle­mandes fussent plusieurs fois refusées, la résistance de l'Allemagne ne fit que se renfor­cer après le 19 resp. le 27 novembre. Elle fut encouragée par la décision du 19 novembre du sénat américain, signifiant l'échec du traité de Versailles. L'Allemagne avait sans au­cun doute connaissance de la décision du 27 novembre du ministère des affaires étran­gères des États Unis en vertu de laquelle les délégués américains furent rappelés de tous les comités créés à la base des dispositions du traité de paix (excepté le Comité de Répara­tion au sujet duquel le président se réservait le droit de se décider plus tard). La délégation de paix des États Unis devait quitter le territoire de la France jusqu'au 6 décembre. Après ces antécédent^ la ratification du traité de paix fixée pour le 1"' décembre subis­sait un nouveau fétard. Aux sessions publiques et closés du Conseil Suprême on s'occupa à plusieurs reprises des mesures diplomatiques, économiques et militaires à prendre vis-à­vis l'Allemagne. Enfin, à l'issue des démarches commîmes de l'Angleterre et de la France '(après des concessions — surtout — de caractère économique faites à l'Allemagne), le 10 janvier 1920 on échangea les documents de ratification et le traité do paix entra en vigueur. Au mois de janvier 1920, la situation était radicalement différente de celle du milieu de l'année 1919. Les tendances représentées par Lloyd George, Wilson et Clémen­ceau avaient passé à l'arrière-plan. La coalition non seulement avait faibli, mais encore était-elle prête à se disloquer en conséquence des transformations qui s'étaient opérées dans la politique intérieure des pays en question. La présidence de Wilson ne reflétait plus les conditions de forces existant dans les corps législatifs américains, vu la majorité républicaine tant au parlement qu'au sénat. La transformation du gouvernement anglais à la fin du mois d'octobre 1919 signifiait un revirement net vers la droite dans la politique intérieure et l'application d'une ligne directrice impérialiste plus rigide dans la politique extérieure. Les élections en novembre 1919 amenèrent en France la victoire des partis de l'extrême droite et le parti de Clémenceau essuya une grande défaite. Le résultat des élections scellèrent en somme le sort de Clémenceau, et comme pour Wilson, sa chute n'était plus qu'une question de temps. La situation différait de celle du mois de juin 1919 non seulement sur le domaine politique et diplomatique, mais encore sur le domaine militaire. Lorsqu' à la session du 20 juin du Conseil Suprême, le maréchal Foch avait demandé l'autorisation de commencer immiédiatement la marche en avant au cas où les Allemands refuseraient de signer le traité de paix, les représentants des grandes puissances, Wilson, Clémenceau et Balfour ie votèrent à l'unanimité. Par contre à la fin de 1919, la possibilité d'une action militaire unie contre l'Allemagne ne subsistait plus. Du côté anglais on s'opposait formellement à des démarches militaires contre l'Allemagne, et le ministre dos affaires étrangères, Lansing autorisa en termes exprès le chef de la délé­gation de paix américaine de refuser la participation à n'importe quelle action de violence contre l'Allemagne. ^ • Ce qui est particulièrement caractéristique pour la nouvelle situation c'est la note adressée par les États Unis à l'Allemagne, le 12 janvier 1920, déclarant que les États Unis considèrent l'accord d'armistice entro les Etats Unis et l'Allemagne comme pleine­ment en vigueur et subsistant, en dépit de la consignation des documents de ratification qui eut lieu le 10 janvier 1920 à Paris. Par là, les États Unis s'engagèrent dans un chemin particulier en ce qui concerne la question allemande. Ceci ne signifiait point que les cercles impérialistes extrêmes des États Unis ne désiraient pas l'asujetissement do l'Allemagne. Au contraire, ils estimaient trop peu les résultats atteints par la politique extérieure de Wilson. Us voulaient s'assurer tous les avantages résultant de la victoire remportée sur le rival allemand, de façon à maintenir en môme temps leur liberté entière vis à vis de leurs alliés d'hier, même en dépit d'eux. L'allure que prenaient les événements — entre autres — créa des condi­tions favorables à l'Allemagne impérialiste vaincue, mais non anéantie et contribua dans une très grande mesure à ce que dans les années qui suivirent, ele reprît ses forces et pût faire en 1923 la première tentative à mettre sa force à l'épreluve. Entre autres, parce qu'on ne peut pas négliger d'une part la responsabilité des cercles gouvernementaux de l'Angleterre et de la France, d'autre part le rôle du dévelop­pement intérieur de l'Allemagne, compte tenu particulièrement de ce que le traité de paix de Versailles avait laissées intactes les bases économiques, sociales, politiques et idéologiques de l'impérialisme et militarisme allemand. Le présent article ne constitue qu'une partie d'une plus vaste série d'études traitant de ces questions.

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