Századok – 1957
Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1956. július 1.–december 31.) 491
H feu M к 523 politiques du grand capital et de la grande propriété en Hongrie, avant tout le comte István Bethlen, président du eonseil, tout en gardant une attitude expectative, cherchaient à mettre en oeuvre dans leur politique extérieure ses moyens pacifiques en vue de la préparation de la revision. Au point de vue de cette dernière il semblait important que la Hongrie entrât dans la Société des Nations, étant donné que cette organisation — bien que crée pour maintenir en tant qu'organe de la représentation des intérêts des pays sortis vainqueurs de la guerre mondiale, le système de Versailles — semblait apte à servir de cadre à la lutte engagée pour „l'égalité du droit d'armement", c'est à dire pour l'armement de la Hongrie, pour l'observât;iqp. de plusieurs clauses favorables pour la Hongrie du traité de paix de Trianon et pour l'atténuation des clauses défavorables, ainsi que pour la réduction des réparations. Elle permattait également d'assurer une large publicité internationale aux récriminations des minorités hongroises, même, à l'avis de quelques hommes d'État hongrois, d'y soulever même la question de la revision proprement dite. La délégation de paix hongi'oise communiqua déjà en mai 1920 l'intention de la Hongrie de devenir membre de la Société des Nations, ce qui ne pouvait pourtant pas être réalisé dans la mémo année, avant la ratification du traité de paix. Le gourvenement de Bethlen qui accéda au pouvoir en avril 1933 soumit officiellement, le 23 mai de année, la demande d'admission de la Hongrie. Cependant à l'assemblée générale de septembre 1921, à laquelle la Hongrie était représentée par le comte A. Apponyi, le gouvernement ne réussit pas à faire passer l'admission de la Hongrie et retira sa demande encore avant que celle-ci fût mise en délibération. La raison de cette fuité était en premier lieu due à l'accueil défavorable qui se manifestait de la part des pays de la Petite-Entente, dont la résistance avait été suscitée par la tentative de restauration des Habsbuorg en mars 1921, mais qui pour motiver leur opposition invoquèrent en outre aussi les événements ayant eu lieu dans la Hongrie Occidentale en août 1921,1a prétendue révolte instiguée parle gouvernement hongrois sur le territoire cédé à l'Autriche, la guérilla qui y avait éclaté. Le gouvernement hongrois avait à craindre qu'à ce refusse joindrait l'Autriche intéréssée dans la question et, en tant qu'alliées de la Petite Entente, la France et éventuellement l'Italie. Aussi jugea-t-il plus opportun de remettre la considération de la demande à l'année suivante. En automne 1922, l'athmosphère de la politique extérieure devint effectivement plus favorable. La question Habsbourg étant considérée officiellement comme réglée par le décret de détrônement de l'assemblée nationale, l'appui de l'Angleterre se raffermit, la Petite-Entente et avec elle la France inclinaient vers l'encouragement d'une consolidation en Europe-Centrale. Entretemps l'admission à la Société des Nations était devenue un problème urgent pour le gouvernement hongrois, étant donné qu'on pouvait espérer d'y obtenir des décisions plus favorables dans la question de la rectification des frontières sur la base du document nommé lettre d'envoi de Millerand, et à plus forte raison, parce que le problème des réparations était devenu de plus en plus aigu. En août 1922 avait d'ailleurs surgi en rapport avec les réparations l'idée de l'obtention d'un emprunt en étranger, et il était évident que l'admission à la Société des Nations pouvait être utile pour la solution de tous les deux problèmes. Le 18 septembre 1922, après -tes débats en comité, l'assemblée générale de la. Société des Nations a admis la Hongrie à l'unanimité au rang des États membres. Au cours de la procédure d'admission, ce furent uniquement les États de la Petite-Entente qui exprimèrent des scrupules, mais ceux-ci non plus avec le but d'empêcher l'admission, mais seulement pour fermer la voie par différentes conditions et déclarations à la mise en valeur de l'idée revisionniste hongroise dans la Société des Nations. La Petite-Entente préférait une Hongrie qui au sein de la Société des Nations se rapprochait des vainqueurs et tendait à la conciliation, à une Hongrie qui se joindrait aux autres Etats vaincus en préparant une revanche,, comme en premier lieu l'Allemagne. Sur cette base la France ne s'opposait plus à l'admission, tandis que l'Angleterre qui regardait d'un mauvais oeil l'hégémonie de la France et de la Petite-Entente en Europe Centrale, la soutenait nettement. En ce qui concerne l'appréciation de l'admission, l'opinion publique hongroise s'était divisée. Le gouvernement s'était engagé dans cette voie pour assurer des avantages momen -tanés, ce que le parti gouvernemental approuvait naturellement et l'opposition de gauche, en premier lieu le parti social-démocrate appuyait son point de vue pacifiste. Les dirigeants de droite du parti social-démocrate hongrois qui par l'admission à la Société des Nations espéraient un rapprochement pacifique en Europe-Centrale et une certaine détente dans la politique intérieure, considéraient la Société des Nations de plus en plus