Századok – 1957

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1956. július 1.–december 31.) 491

522 RKSUMÍI sonnes civiles qui avaient rejoint l'armée, il n'a en vérité qu'émis le voeu que les soldats, particulièrement ceux qui avaient servi auparavant dans l'armée autrichienne ne soient pas livrés aux autorités autrichiennes. Pour les personnes civiles attachées à l'armée il ne demandait rien, n'en parlant d'ailleurs qu'après l'énumération des demandes, dans la dernière partie de sa lettre et encore de façon purement informative. 2. Tandis que selon la littérature connue Görgey aurait manifesté à cette occasion un désir d'ordre politique, notamment qu'il aurait demandé une intervention au sujet du rétablissement de la constitution do 1848, en réalité il n'y a fait aucune allusion: la demande de l'intervention du tsar n'exprimait même l'obtention de l'amnistie qu'à mots couverts. Le deuxième éorit.est une copie en langue allemande de la deuxième lettre, concer­nant la capitulation, que Görgey avait adressée au général János Damjanich, commandant de Aradvár. Il en ressort que : 1. Görgey avait écrit sa deuxième lettre adressée à Damjanich non le 15 août à Nagyvárad, comme le prétendaient István Görgey et d'autres auteurs, mais déjà le 14 août à Kisjcnô. István Görgey avait postdaté la lettre afin do la faire apparaître comme semblable à la lettro connue, auparavant écrite réellement à Nagyvárad au général György Klapka et qui ne contient pas un appel à la capitulation sans condition. 2. En réponse à la première lettre de Görgey Damjanich ne pouvait pas répondre qu'il était prêt à suivre l'exemple de la capitulation sans condition — comme le pré­tendaient Arthur et István Görgey — puisqu'il avait envoyé ses messagers auprès du général Rüdiger non avec l'offre d'une capitulation sans condition, mais en les chargeant de stipuler les conditions de la capitulation. 3. Dans sa deuxième lettre adressée à Damjanich, Görgey ne s'est pas abstenu de tout de l'inviter à la capitulation sans condition — comme lui-meme et son frère István le prétendaient — il le fait au contraire expréssément, bienqu'il n'y fût pas question d'unités se trouvant sur un terrain ouvert, mais d'une forteresse bien équipée. Ainsi Arthur Görgey porte la responsabilité directe du sort de Damjanich et de la garnison de la forteresse de Arad. * Le troisième document est une traduction en russe de l'étude d'Arthur Görgey, intitulée : „Brève revue de la campagne de la Hongrie du Nord du commencement de l'intervention russe jusqu'à la capitulation de Világos", datée du 27 août 1849 à Nagyvárad. Son contenu permet de conclure qu'elle fut rédigée sur la demande du maréchal de camp Paskievitch. La littérature n'avait pas connaissance jusqu' à présent de l'existence de cet écrit, dans lequel 1. Görgey passe sous silence qu'au début de juillet il avait refusé d'obéir aux ordres du gouvernement concernant la concentration des forces vers le Sud, et explique d'une part de façon peu convaincante pourquoi il était parti de Komárom avec un retard de 10 jours, en faisant ensuite un grand détour pour arriver au lieu du rassemble­ment dans le Sud, d'autre part pourquoi il avait perdu vers la fin du mois une autre semaine précieuse aux environs de Miskolc. Il ne se gène pas pour prétendre que de son côté il avait tout fait —• et avec succès — dans l'intérêt de la concentration qui fut entravée seulement par ,,l'impuissance ou la trahison des généraux polonais" (!). 2. A côté de quelques remarques critiques formulées avec une extrême courtoisie, Görgey saisit toutes les occasions pour complimenter Paskievitch, fait ressortir le courage et le rôle décisif des troupes tsariennes — division de Panyoutine — môme dans les opérations effectuées par l'armée principale autrichienne. Paskievitch était sans doute satisfait de ce dernier service rendu par Görgey qui, après s'être acquitté de cette mission do l'ennemi, ne tarda pas de partir — à la veille des exécutions en masse — pour son refuge en Carinthie. MARIK SZ. ORMOS: ADMISSION I)E LA HONGRIE A LA SOCIÉTÉ DES NATIONS Les classes dirigeantes hongroises, parvenues de nouveau au pouvoir après la défaite de la République Hongroise dos Conseils commencèrent immédiatement à préparer la revi­sion de la paix de Trianon. Vu que pour des raisons militaires, économiques et de politi­que extérieure, après l'échec de l'intervention antisoviétique devenu tout à fait évident en 1920, on ne pouvait pas penser à une action militaire imminente, les représentants en

Next

/
Thumbnails
Contents