Századok – 1957
Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1956. július 1.–december 31.) 491
ItÉSUMK 521 sylvaiiie et à peine 3000 étaient placés sous le commandement du maréchal Rabutin dans les villes saxonnes. Mais l'armée impériale se trouvait en Transylvanie dans une situation fort misérable, étant donné que le Conseil de Guerre de la Cour siégeant à Vienne ne pouvait pas convenablement pourvoir à ses besoins. Aussi est-il compréhensible que l'armée populaire transylvaine, pénétrée du sentiment de la cause de la liberté réussit à mettre en déroute, au cours d'innombrables escarmouches, exemples typiques de la guerre de partisans, à maints endroits de petites unités de l'armée impériale et à détruire plus d'une fois leurs camps. De batailles et rencontres de grande conséquence ne furent pas livrées. Les rapports de Károlyi au Prince, réunis dans le matériel des archives Károlyi et publiés pour la première fois ioi, reflètent assez fidèlement l'image de ce théâtre de la guerre. Sur l'état de l'armée impériale ce sont les rapports jusque-là inconnus, trouvés par l'auteur dans les Archives Nationaux, qui nous fournissent des renseignements. Herbeville fut relevé de ses fonctions en janvier, et c'est Rabutin qui resta le commandant de l'armée impériale en Transylvanie. Les insurgés continuaient d'avancer dans des circonstances extrêmement difficiles, en plein hiver, au milieu de tempêtes de neige. Le corps d'état des insurgés n'était pas à la hauteur de ses fonctions. Beaucoup de ses officiers haut-gradés se conduisaient de façon indisciplinée et fai raient preuve de négligence, de sorte que non seulement Károlyi, mais Rákóczi lui-même était obligé de prendre des mesures sévères contre eux. D'autant plus grands sont les mérites des soldats des régiments populaires qui savaient conduire et employer les hommes recrutés parmi les habitants des villages, vêtus en loques, faiblement armés, de façon à ce que vers la fin de l'année 1705 ils avaient déjà reconquis un territoire important au Sud de la ligne de base désignée par Rákóczi et jusqu'au début de l'été 1706, quand un armistice mit fin pour un temps aux opérations militaires, la partie occidentale de la Transylvanie se trouvait de nouveau dans les mains de Rákóczi. Quand au début du mois de juin 1706 l'armistice entra en vigeur, la situation de l'armée des insurgés s'était à ce point renforcée qu' apr â le départ du maréchal Rabutin pour le théâtre de la guerre de Hongrie, le maréchal de camp Lőrinc Pekry envoyé en Transylvanie réussit à y créer des conditions permettant au début de 1707 d'installer Rákóczi dans le si 'ge des princes de Transylvanie. Le peuple pauvre en terres n'avait pas abandonné le prince dans ces mois difficiles. La situation stratégique favorable réalisée apns la défaite de Zsibó est le mérite de cette armée populaire. En ce qui concerne la personne de Károlyi, c'est à partir de cette époque-là que Rákóczi l'initia aux affaires de politique intérieure de la guerre d'indépendance. En dehors du compte rendu sur la situation militaire, l'article communique des donnies intéressantes, peu connues jusqu'à présent concernant la situation économique et sociale lamentable de la Transylvanie d'alors. SIGISMONDK PAUL PACH: DOCUMENTS INÉDITS DE GÖRGEY DU MOIS D'AOÛT 1849 Il existe un vaste matériel de documents publié concernant les événements des semaines d'avant et d'après la capitulation de Világos et particulièrement sur le rôle qu'y avait tenu Görgey. Cependant un manque incontestable de notre littérature historique y relative est de ne pas avoir tenu compte jusqu'à présent de l'important matériel de sources qui est à disposition dans les archives de l'Union Soviétique. A l'occasion d'un voyage d'études, l'auteur était en mesure de poursuivre pendant quelques semaines des recherches dans les archives de l'ancien ministère des affaires étrangères tsarien et d'y faire les première pas en vue de l'exploitation du matériel en question. Dans son article il rend compte des documents de Görgey" qu'il y a trouvés, en publie quelques pièces inconnues, resp. inédites, en les accompagnant de notes qui reconstruisent en détail les événements des journées autour de la capitulation. Ce résumé ne s'étend que sur les conclusions qui peuvent être tirées do l'étude de trois documents inédits jusqu'à présent et publiés ici intégralement. Le premier document est une traduction en langue russe de la lettre do Görgey adressée au comte Rüdiger, général de l'armée tsariate, remise à celui-ci le 13 août, vers midi, immédiatement avant la capitulation de Világos. Elle contient les voeux de l'armée hongroise. De la lettre en il ressort : 1. Tandis que selon la littérature publiée jusqu'ici Arthur Görgey avait demandé une intervention pour obtenir une amnistie pour l'armée entière et pour les per-