Századok – 1956

BIBLIOGRÁFIA - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1955. július 1. — december 31.) 292

RÉSUMÉ ETIENNE BARTA: LA POLITIQUE PAYSANNE DU GOUVERNEMENT EN 1849 Nous avons vu les difficultés auxquelles se heurt a en Hongrie l'application des principes du décret du 19 avril sur la protection des paysans. Pour compléter le tableau ainsi tracé, il convient de signaler que les difficultés furent encore plus graves en Tran­sylvanie où, historiquement et pratiquement, les rapports entre propriétaire et paysan différaient sensiblement de ceux existant en Hongrie. En Transylvanie, il n'y avait pas eu de réglementation des censives, et la démarcation entre les censives et les terres allodiales s'était complètement oblitérée. Aussi le décret du 19 avril s'avéra-t-il impropre à tirer au clair les problèmes litigieux. Les difficultés se trouvaient aggravées du fait qu'après une guerre civile aussi longue que sanglante, ce n'est qu'en mars 1849 que, temporairement, la Transylvanie retourna entièrement à la Hongrie, et que les pro­priétaires hongrois s'efforçaient d'astreindre de nouveau à la corvée les paysans roumains ayant participé à Г insurrection. Sans doute, Ladislas Csányi, commissaire du gouver­nement hongrois, s'employa-t-il à réformer énergiquement les abus de ce genre, cependant, il n'osa pas même aborder le problème du départ des terres censitaires et allodiales. Il est vrai que le gouvernement fit une tentative pour séparer les deux catégories, et, à cet effet, publia le 5 mai un décret spécialement consacré à la Transylvanie. Sur un point essentiel, ce décret différait de celui rendu le 19 avril : concernant les terres en litige, il imposait au paysan plaidant les mains garnies l'obligation de passer avec le seigneur, en attendant que le litige fût tranché, une transaction relative aux prestations. En réalité, ce décret signifiait que, face à l'extrême complexité de la situation en Tran­sylvanie, le gouvernement battait en retraite. D'ailleurs, les sinistres événements qui, bientôt, éprouvèrent cruellement la Transylvanie, ôtèrent à cette mesure toute signi­fication pratique. Cependant, en Hongrie, la situation était pour l'instant différente. Ici, en effet, la paysannerie non seulement combattait aux côtés de la révolution, mais eh constituait aussi le plus solide appui et supportait pour ainsi dire à elle seule les fardeaux du service armé. Si l'on analyse la composition sociale de l'armée des honvéds, on découvre que la grande majorité des volontaires et aussi des conscrits se recrutaient parmi les paysans pauvres. Pour ce qui est des volontaires, il n'est que trop aisé de dire que c'étaient avant tout les hommes sans ressources qui préféraient le service militaire à la misère. Cependant, pour les conscrits, impossible d'invoquer ces mobiles : en effet, l'incorporation dos conscrits s'opérait de telle manière qu'en plus des abus pratiqués par les autorités — abus dont nous possédons des preuves sans nombre —, il subsistait deux moyens principaux pour faire retomber sur les pauvres la charge du service militaire. L'un des moyens, c'était le système de l'engagement. Selon ce système, les villes et les villages ayant à fournir un contingent déterminé se procuraient une partie de l'effectif ou même l'effectif tout entier en engageant des recrues moyennant les fonds fournis par les gens aisés. L'autre moyen, c'était le système du remplacement. Il consistait en ceci : quand le fils d'une famille aisée était incorporé par tirage au sort, la famille engageait pour quel­ques centaines de florins un remplaçant, choisi, lui, parmi les éléments les plus pauvres. Cependant, la paysannerie, et surtout la paysannerie pauvre, avait également à suppor­ter les charges du service dans la garde nationale. Or, dès l'automne 1848, la garde nationale n'était plus utilisée pour le maintien de l'ordre public, mais se trouvait affectée au service armé régulier. De plus, composée autrefois de jeunes paysans aisés, elle se transformait de plus en plus en un corps de troupe recruté parmi les pauvres. Enfin, quand le gouvernement recourait à la levée en masse — ce qui arrivait assez souvent au cours de la guerre d'Indépendance —, c'étaient encore les pauvres qui s'enrôlaient, ces mêmes pauvres qui s'engageaient aussi dans les corps francs que l'on ne cessait d'organiser. Mais ce n'était pas tout : le charroi du matériel de guerre, les attelages de renfort, l'hébergement des troupes, les fournitures de vivres, etc., voilà autant de

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