Századok – 1955

Krónika - A történészfront hírei - 308

RÉSUMÉ Erik Molnár: DIX ANNÉES DE TRAVAIL DANS LE DOMAINE DES SCIENCES HISTORIQUES HONGROISES La libération de notre pays, il y a dix ans, a marqué un tournant décisif aussi dans notre manière d'écrire l'histoire. La possibilité fut créée pour la tendance marxiste­leniniste de l'emporter, dans une lutte continuelle et patiente, sur la tendance spiritua­liste, arme idéologique de la bourgeoisie impérialiste, liée aux vestiges du féodalisme ; tendance qui s'est teintée, surtout vers la fin de la période contre-révolutionnaire, de plus en plus de fascime. Après la libération, cette variation fasciste fut remplacée par une tendance se targuant d'objectivisme bourgeois, entièrement au service des intérêts de l'impérialisme anglo-américain, popularisant l'idée d'une confédération antisoviétique des petits peu­ples d'Europe centrale et orientale sous la protection anglo-américaine. Ce furent les re­présentants de cette tendance qui tinrent en main le seul institut de recherches historiques (Institut Teleki) du pays et les deux revues d'histoire : Századok (Siècles) et la Revue d'Histoire Comparée. Entre 1945—1948, dans le domaine des sciences historiques la bourgeoisie défen­dait avec acharnement ses positions contre le matérialisme historique qui est sur la voie de triomphe. L'année du tournant amena un changement radical aussi dans l'historiographie. Après avoir prouvé au cours de ses luttes contre les représentants de la bourgeoisie qu'à notre époque on ne peut écrire l'histoire scientifiquement qu'en partant du point de vue de la classe ouvrière, la tendance marxiste-léniniste a pris la direction des travaux sur le terrain des sciences historiques. On a pu commencer une régénération de l'historiographie, en la mettant en accord avec notre évolution sociale et politique. Ce tournant a permis à notre Parti et à notre Etat de créer, l'une après l'autre, des institutions scientifiques d'histoire, nouvelles organisations du travail scientifique. Fin 1948, fut fondé l'Institut hongrois du Mouvement ouvrier; la Société hongroise d'Histoire, organisation sociale de nos historiens s'est renovée au debut de 1949, en for­mant de nombreuses sections de province et menant une activité de publication très étendue. En automne 1948, l'Institut des Sciences historiques s'est réformé, devenant par la suite, sous la direction de l'Académie, le centre des recherches historiques dans notre pays. L'aide continuelle de notre Parti et de notre Etat assure un développement rapide à l'historiographie hongroise qui part de nouvelles bases. Comme son statut l'énonce, le Parti des Travailleurs hongrois »sauvegarde fidèlement les traditions révolutionnaires de la classe ouvrière hongroise, est continuateur des glorieuses luttes pour l'indépendance du peuple hongrois, a hérité et développé les idées progressistes de l'histoire hongroi-e«. Il donne aussi tout son appui pour que les sciences historiques puissent remplir la tâche qui leur incombe, dans la mise au jour de nos traditions progressistes du passé et dans l'éducation patriotique de notre peuple. Notre Etat de démocratie populaire assure les conditions matérielles nécessaires au développement des sciences historiques. Le fait d'avoir offert la possibilité de travail scientifique régulier à de nombreux chercheurs, la publication et l'édition soignée des oeuvres historiques, l'estime morale et matérielle dont les ouvrages d'importance sont entourés, ainsi que la formation de nouveaux cadres scientifiques, c'est-à-dire l'institution de Γ aspirant ure,' témoignent de la sollicitude étendue manifestée par notre Etat. L'établissement des plans scientifiques et la liquidation du désordre qui avait régné dans le travail scientifique, ont une très grande portée du point de vue de l'évolution des sciences historiques hongroises. Entré en vigueur en 1950, le premier plan quinquen­nal des sciences historiques a marqué un grand pas dans ce sens.

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