Századok – 1955

Krónika - A történészfront hírei - 308

324 RÉSUMÉ L'aide offerte par l'Union Soviétique à la vie scientifique hongroise dans le do­maine de l'histoire est inestimable. Les exemples donnés par le Parti Communiste de l'Union Soviétique et les oeuvres du camarade Staline ont non seulement fourni une per­spective générale à nos sciences historiques, mais aussi ont éclairci concrètement toute une série de questions. Par l'établissement des liens scientifiques, il nous a été permis de profiter de trente ans d'expériences sur le terrain des sciences historiques soviétiques. Avoir à notre disposition les livres et revues soviétiques et le matériel des discussions scientifiques qui ont lieu sur certains problèmes, ainsi que les visites de professeurs soviétiques ont une importance extraordinaire pour de développement de nos sciences historiques renaissantes. Bien que la nouvelle historiographie hongroise ait pu s'appuyer dès le début sui­des études marxistes déjà existantes, la tâche qui l'attend est quand même énorme. En se basant solidement sur le matérialisme historique, elle doit récrire l'histoire de notre peuple en remplaçant l'esprit féodaliste, impérialiste et chauvin par les idées du socia­lisme, de la démocratie, de la paix et celles de l'amitié entre les peuples. A la place de l'histoire des classes privilégiées, c'est celle du peuple hongrois que la nouvelle historiographie doit établir. Elle doit mettre nos meilleures traditions pro­gressistes, passées sous silence ou bien falsifiées par l'ancienne historiographie, à la place qui leur revient, en premier lieu le mouvement ouvrier et le glorieux souvenir de la République des Conseils de 1919, — et tout cela en lien étroit avec l'histoire des peuples voisins. Notre nouvelle historiographie doit se tourner principalement vers l'histoire moderne et contemporaine, car ce sont les recherches dans ce domaine qui peuvent nous aider le plus dans nos luttes actuelles. Par une analyse marxiste-léniniste profonde et précise, elle doit mener une lutte incessante contre les conceptions antiscientifiques de l'ancienne historiographie, c'est-à-dire contre les vestiges de celle-ci. Par la réalisation de ces tâches nous arriverons non seulement à la représentation fidèle du passé hongrois, mais aussi nous contribuerons grandement à la préparation de l'avenir, au renforcement du patriotisme socialiste de notre peuple, à la consolidation de son sentiment de solidarité avec les travailleurs du monde entier. Le premier plan quinquennal des sciences historiques s'est fixé comme but l'exa­men du terrain le plus négligé de notre histoire, celui des mouvements ouvriers et paysans. La préparation de nouveaux manuels d'études universitaires a occupé la place centrale du plan. De nombreuses monographies traitant de nos luttes patriotiques, de la situation et des mouvements de la paysannerie, des débuts du capitalisme et du développement de j l'industrie hongroise, ont été publiées. Des recherches de sources et de documents ont été entreprises, concernant l'his­toire de la guerre d'indépendance menée par Rákóczi, celle des jacobins hongrois, de la révolution de 1848—49, l'histoire des peuples non-hongrois de la Hongrie et de nos rap­ports avec les peuples voisins. Par la création de l'Institut du Mouvement ouvrier hongrois des recherches dans ce domaine ont été également entreprises. A part la publication de documents, les biogra­phies de Léo Frankel, d'Imre Sallai et de Sándor Fürst furent éditées. Beaucoup d'arti­cles, d'études et quatre conférences sur l'histoire du parti hongrois ont paru. Un grand nombre d'ouvrages s'occupent de certains problèmes de la contre-révulution. A côté des livres importants d'Erik Molnár et d'Aladár Mód, nous possédons un Précis d'Histoire du Peuple hongrois et les quatre premiers volumes des manuels univer­sitaires sont égalemet terminés. Nos résultats dans le domaine des bibliographies historiques sont considérables. Dans le but de diffuser et propager les résultats des recherches, la Société d'His­toire et la maison d'édition »Peuple Cultivé« publient ensemble une série populaire de manuels d'histoire. Les concours annuels organisés par la Société d'Histoire attirent la participation de nombreux jeunes historiens. Le Congrès des Historiens qui a eu lieu du 6 au 13 juin 1953, a soulevé un très grand intérêt. Les représentants des pays voisins partcipèrent à ce Congrès. Parmi les résolutions très importantes du Congrès il faut souligner celles qui concernent la coopéra­tion scientifique, l'aide mutuelle et la publication de quatre volumes d'études historiques basées sur le travail commun. Une résolution du Congrès précise les domaines particuliers de la coopération scientifique. Nos rapports professionnels ont considérablement aug­menté avec les pays voisins depuis le Congrès des Historiens. Ces rapports se manifestent en un échange accroissant de livres et de photocopies de documents. Les visites amicales sont de plus en plus fréquentes, facilitant considérablement la solution des problèmes communs. Et pour terminer, les livres d'études universitaires en préparation dans les pays de démocratie populaire sont envoyés mutuellement et soumis à la critique amicale.

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