Századok – 1954
Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák jegyzéke (1954. jan. 1–okt. 1.) 729
RÉSUMÉ 747 Coolidge, Berthelot et Smith conférèrent avec Károlyi, Garami, Kunfi et Böhm. Ce forent eux et Cunningham, chef des services d'espionnage britanniques, venu à Budapest au debut de février, qui élaborèrent avec les sociaux-démocrates le plan de la mise, en pratique du »noskeisme« en Hongrie. Au cours de ces entretiens, l'on mit au point le projet de la campagne terroriste anticommuniste, dont la réalisation débuta par l'exclusion des membres communistes des Conseils, se poursuivit par le saccage des locaux du Vörös Újság (Journal Bouge), et culmina le 20 février 1919 par l'arrestation du Comité Central du parti. La période entre le 20 février et le 21 mars fut celle de la faillite complète du »wilsonisme«. C'est alors que les masses virent dans toute sa nudité la politique étrangère et intérieure wilsoniste du ministère Károlyi et du parti social-démocrate. Les travailleurs hongrois découvrirent avec stupéfaction qu'ils avaient été dupés. On leur avait promis la paix : or, on s'efforçait d'entraîner le pays dans la guerre la plus abominable de l'histoire, dans l'intervention antisoviétique. On leur avait aussi promis l'indépendance nationale : or, on transformait la Hongrie en une semi-colonie de l'impérialisme américain, anglais et français. Au mois de mars, la faillite de la politique étrangère du gouvernement devint complète. »L'orientation occidentale, la politique fondée sur Wilson fit définitivement naufrage.« (Oszkár Jászi : Magyar kálvária, magyar feltámadás [Calvaire hongrois, résurrection hongroise], Vienne 1920, p. 97.) Cette banqueroute, survenue sur le plan de la politique étrangère, trouva une expression très concrète dans la note Vyx : ce document avait pour objectif l'occupation d'une partie considérable de la Hongrie par des unités roumaines, serbes, tchèques et françaises. Le gouvernement bourgeois de la Hongrie n'eut plus à donner suite à cette note : acculé à la faillite totale en matière de politique extérieure et intérieure, le cabinet démissionna. La dictature du prolétariat était proclamée en Hongrie : le prolétariat, guidé par le Parti communiste, avait remporté la victoire. Quant aux puissances de l'Entente, elles commencèrent, appuyées sur les forces contre-révolutionnaires de l'intérieur, à tramer de nouvelles intrigues pour écraser le pouvoir victorieux du prolétariat. MILOS. GOSIOROVSKY : L'INSURRECTION NATIONALE SLOVAQUE DE 1944 En automne 1938, la bourgeoisie tchèque et slovaque trahit la cause de l'indépendance nationale en acceptant le diktat de Munich. Avant Munich, la bourgeoisie slovaque comprenait deux groupes : le premier, moins important au point de vue du nombre, collaborait avec le capital financier tchèque, tandis que le second, plus important, s'était rallié au parti fasciste de Hlinka. Le 6 octobre 1938, à Zilina, les deux groupes de la bourgeoisie slovaque décidèrent la dissolution de tous les partis politiques et la remise du pouvoir entre les mains du parti fasciste de Hlinka, agence d'Hitler en Slovaquie. La première mesure du gouvernement fasciste fut d'interdire le 9 octobre le Parti Communiste de Tchécoslovaquie, puis de dissoudre toutes les organisations professionnelles et autres organismes appelés à protéger les intérêts des travailleurs. On mit sur pied la garde de Hlinka, recrutée parmi les éléments crapuleux, et organisa des camps de concentration. Après la prise du pouvoir, la bourgeoisie slovaque s'empara des biens de la bourgeoisie tchcque et juive. Le 14 mars 1939, après la liquidation complète de la République Tchécoslovaque, Hitler octroya aux fascistes slovaques une soi-disant organisation d'État indépendante, qu'il utilisa pour ses fins dans sa lutte contre les peuples slaves. Par d'habiles manoeuvres démagogiques, les fascistes slovaques réussirent à gagner l'appui du clergé, des koulaks, des acquéreurs de biens tchèques et juifs, et des couches supérieures de l'intelligentsia. Le 6 octobre 1938, à Zilina, le Parti Communiste de Tchécoslovaquie décida, sur la base du rapport présenté par le camarade Siroky à la réunion plénière du Comité national de Slovaquie, d'entrer dans l'illégalité. Puis, en mars 1939, l'élément slovaque du Parti se constitua en organisation autonome sous le nom de Parti Communiste Slovaque. Alors, le camarade Siroky assigna au Parti la tâche d'engager la lutte pour la création d'une République Tchécoslovaque démocratique et unifiée, une lutte qui devait être dirigée par la classe ouvrière et se poursuivre avec l'appui de toutes les couches opprimées. Simultanément, il s'agissait aussi de fa e échouer les visées des groupes