Századok – 1954

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák jegyzéke (1954. jan. 1–okt. 1.) 729

744 RÉSUMÉ propriétaires terriens et la masse nombreuse des nobles hongrois se faisaient opposition à cause de leurs conflits d'intérêts et des luttes que ces différends engendraient. Le serf, force productive infiniment précieuse de l'époque féodale, fut, lui aussi, l'une des causes du choc de leurs intérêts : les lois de 1351 sur le servage étaient le fruit de conflits de ce genre. Par ces lois, les nobles s'efforcèrent d'étayer sur le plan juridique leurs intérêts relatifs aux serfs, intérêts que menaçaient les puissants de la Hongrie féodale. A. L. SIDOBOV : SUR LE DÉPLACEMENT DU CENTRE DU MOUVEMENT OUVRIER EN RUSSIE Le déplacement du centre du mouvement révolutionnaire d'un pays à l'autre est étroitement lié au passage du féodalisme au capitalisme et à la loi du développement inégal du capitalisme. Dans certains pays, le passage s'opéra par la voie révolutionnaire, et dans d'autres pays au moyen de réformes (c'est le cas de la Russie, par exemple). Le déplacement du centre de la révolution est également en étroité corrélation avec l'idéologie socialiste et l'activité des partis prolétariens. Ce sont donc les aspects objec­tifs et subjectifs du mouvement ouvrier qui déterminent la marche du déplacement. Les exemples historiques démontrent que le centre des mouvements révolu­tionnaires ne se déplace pas forcément dans les pays les plus évolués au point de vue économique. Après la chute de la Commune de Paris, le centre de gravité du mouvement révolutionnaire se déplaça en Allemagne. C'est dans la classe ouvrière allemande et son parti que Marx et Engels voyaient le détachement d'avant-garde du mouvement ouvrier. Aussi aidèrent-ils le parti à corriger ses erreurs. Ce fut la péroide relativement pacifique du capitalisme, celle de l'organisation des partis prolétariens et de la victoire du marxisme dans le mouvement ouvrier. Cependant, dans la période du passage à l'impérialisme, la bourgeoisie, bénéficiant de surprofits grâce aux colonies et aux inves­tissements à l'étranger, constitua une forte aristocratie ouvrière : dès lors, au sein du mouvement ouvrier, les opportunistes et déviationnistes passèrent de plus pn plus au premier plan. Les jeunes pays capitalistes (Allemagne, Japon, États-Unis) s'alignèrent sur les plus anciens et c'est ainsi qu'il se constitua en Allemagne aussi une forte aris­tocratie ouvrière. Au sein du Parti, l'on vit entrer en jeu divers éléments opportunistes : Luxemburg et Mehring demeurèrent incapables de les combattre avec efficacité et esprit de suite. Au début du XXe siècle, le centre de gravité du mouvement révolutionnaire se déplaça de plus en plus vers la Russie, pays qui était parvenu au seuil d'une révolution populaire radicale. Les survivances féodales, demeurées vivantes dans l'agriculture après les réformes de 1861, marquèrent de leur empreinte tout le système économique et social de la Russie. Des capitalistes étrangers s'emparèrent du pouvoir dans les branches principales de l'indusrite et le tsarisme devint l'agent de l'impérialisme international. L'oppression exercée par la bourgeoisie vint s'ajouter aux activités oppressives des seigneurs terriens et du tsarisme, c'est-à-dire à l'oppression exercée par »l'impérialisme militaro-féodal«. La paysannerie, ployant sous le fardeau des survivances féodales, de la pénurie de terres et de l'arbitraire seigneurial et tsarien, devint l'alliée naturelle de la classe ouvrière. Les antagonismes se manifestant sur le plan des nationalités affaibli­rent, eux aussi, la domination du régime tsariste. Ainsi, les conflits de plus en plus graves qui se produisaient en Russie transformèrent la classe ouvrière russe, très con­centrée et riche en traditions révolutionnaires, en une force révolutionnaire extrêmement puissante. A ce moment-là ; la social-démocratie révolutionnaire de Russie, dirigée par V. I. Lénine, fut seule à lutter d'une manière conséquente contre l'opportunisme. Lénine élabora les statuts et les principes tactiques du parti ouvrier révolutionnaire et définit le rôle de la classe ouvrière dans la révolution russe. Il précisa que la révolution qui devait éclater en Russie serait de caractère bourgeois démocratique, et qu'elle allait être dirigée par la classe ouvrière, en étroite alliance avec la paysannerie. Face aux opportunistes, il élabora le programme agraire du parti et révéla les forces révolution­naires inhérentes à la paysannerie. Il signala que l'alliance de la classe ouvrière et de la paysannerie serait la base de la dictature démocratique révolutionnaire à instaurer et que la révolution pouvait être transformée en révolution socialiste.

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