Századok – 1954

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák jegyzéke (1954. jan. 1–okt. 1.) 729

RÉSUMÉ 745 La révolution qui eut lieu entre 1905 et 1907 vérifia pleinement les affirmations de Lénine. Les soulèvements armés du prolétariat et de la paysannerie fournirent la preuve que, dans la période donnée, il était parfaitement possible de passer efficacement à l'insurrection et que cette expérience était de portée internationale. Il se confirma que les Soviets ouvriers et paysans, en tant que formes de lutte, étaient d'une impor­tance extrême au point de vue du combat de la classe ouvrière. Il se confirma aussi que la classe ouvrière était la force direcrtice des révolutions bourgeoises démocratiques se déclenchant à l'époque de l'impérialisme. La révolution enrichit d'une expérience très vaste l'arsenal des armes de combat et formes de lutte de la classe ouvrière. Le dépla­cement du centre du mouvement révolutionnaire d'Europe occidentale en Russie, proces­sus dont les origines remontent à la fin du XIXe siècle, s'acheva au cours de la révolution de 1905—1907. Sans la »répétition générale« de 1905, il eût été impossible de faire triompher la Révolution d'Octobre de 1917, cette révolution qui permit aux bolchéviks de montrer aux prolétaires de tous les pays comment il fallait renverser la bourgeoisie, pour passer ensuite à l'édification de la nouvelle société communiste. ÉVA BALÁZS : SUR LE PROBLÈME DE LA POLITIQUE PAYSANNE DE L'ABSOLUTISME ÉCLAIRÉ Dans les pays du »deuxième servage« d'Europe centrale et orientale, ce furent tout simplement les exigences de la conservation de soi qui forcèrent l'absolutisme à introduire des réformes. Les classes affectées par ces réformes se méprirent sur la nature de celles-ci. Non seulement en Hongrie, mais aussi dans les autres pays de l'Empire, la grande majorité de la classe dominante éleva des protestations : elle ne comprenait pas que les reformes et concessions n'avaient pour but que d'apaiser l'orage. Elle ne saisissait pas que le recours aux réformes était le seul moyen de contenir la majorité exploitée au profit de la minorité exploiteuse, ou, comme s'exprimaient les idéologues et la phraséologie de l'époque, de sauvegarder le »salut public«. Simultanément, la paysannerie se méprenait, elle aussi, sur les principes économico-politiques de l'abso­lutisme éclairé, et attendait du régime son complet affi anchissement et la liquidation totale des privilèges de la classe dominante. Au témoignage des recensements contemporains et de la vérification des revenus, effectuée en vue d'introduire une réforme fiscale prévue sur la base de la propriété fon­cière et de la jouissance des biens-fonds ruraux, la différenciation de la paysannerie avait progressé dans une mesure considérable. Le maintien du servage héréditaire devint une entrave au développement • et — ce qui, au point de vue de Vienne, était l'argument décisif-— un obstacle à l'élargissement de la base d'imposition. En 1783, après avoir pris des mesures analogues dans les autres provinces de l'Empire, on décréta en Hongrie aussi le règlement du statut de la paysannerie. La classe des propriétaires terriens hongrois opposa une vive résistance à la mesure législative appelée décret sur le servage : ce n'est que sous le coup de la grande insurrection transylvaine de Hora et Closca que l'on réussit sinon à mettre en application, du moins à promulguer le décret en question. Ce décret supprimait la dénomination de serf et les mesures attachant le paysan à la glèbe, autorisait celui-ci à se marier librement, à choisir un métier et à disposer de ses biens mobiliers. Dans cette phase de l'évolution historique hongroise, il convient de con­sidérer comme capital le fait qu'aux termes du décret, il était interdit d'expulser le paysan de sa terre sans motif légal. Toutefois, l'exposé succint des divers mouvements paysans révèle que les autorités ne tinrent point compte du décret en question. Et même si les recours formulés par la paysannerie parvenaient jusqu'à Vienne, les résultats en demeu­raient décevants. L'on procédait justement à la liquidation, en Transylvanie méridionale, des groupes de bandits se recrutant parmi les paysans expropriés et les déserteurs, lorsque se déclencha, au sein de la paysannerie, la plus grande insurrection armée du siècle. Ce furent Hora et Closca qui commandèrent les paysans roumains dans leurs attaques dirigées avant tout contre leurs seigneurs terriens hongrois. Le caractère national du soulèvement tirait son origine des sentiments religieux profondément orthodoxes de la paysannerie roumaine. Ces motifs de caractère religieux furent un obstacle au ralli­ement massif de la paysannerie hongroise. Ce n'est que plus tard, quand l'insurrection

Next

/
Thumbnails
Contents