Századok – 1953
Szemlék - Norden; A.: So werden Kriege gemacht (Ism.: Weiner Magda) 180
206 RÉSUMÉ commença à s'affirmer. Il faut également étudier en détail le problème des mesures que la République Hongroise des Conseils prit en vue de faire valoir les lois économiques du socialisme. Sous le régime Horthy, la course au profit maximum approfondit encore davantage l'extrême paupérisation de la classe ouvrière et du prolétariat agrarien, et intensifia leur dépouillement. La politique étrangère du régime Horthy, ses aspirations àsubjuguer des territoires étrangers, avaient pom- objectif d'élargir la base de la recherche du profit maximum. S'engageant ouvertement dans la voie de la trahxison, la social-démocratie de droite s'efforça de freiner la classe ouvrière dans ses intitiatives révolutionnaires, et de maintenir le pays, même après la guerre, sous la dépendance du capital monopoliste. Sous le régime Horthy, le Parti Communiste illégal fut seul à lutter pour les intérêts du peuple travailleur. Quant à la libération du pays et au développement de notre démocratie populaire, il convient de les étudier à la lumière de l'enseignement stalinien sur la deuxième phase de la crise générale du capitalisme, et de les examiner dans lours corrélations internationales. Il nous faut montrer l'importance du fait que la victoire de l'Union Soviétique modifia d'une manière fondamentale le rapport des forces, et cela au profit des forces du progrès. Nos historiographes ont le devoir d'analyser les rapports qui, d'un type nouveau, se sont établis parmi les pays du camp socialiste. Il faut montrer combien l'Union Soviétique, qui fait bénéficier ces pays d'une aide amicale, diffère par son attitude des impérialistes américains et autres puissances impérialistes, dont les aspirations antipopulaires ont pour objet la conquête. Montrons également comment notre pays s'intégra dans le marché mondial démocratique et comment, en se détachant du système capitaliste, il contribue à la crise générale du capitalisme. Dans sa politique, notre Parti s'est appuyé sur la loi économique dé la correspondance nécessaire entre les rapports de production et le caractère des forces productives. Grâce à l'analyse marxiste-léniniste des conditions internationales et de la situation intérieure du pays, il sut choisir d'une manière juste les maillons décisifs de la chaîne. A la lumière des enseignements staliniens, il nous faut également montrer ceux qui, dans notre démQcratie populaire, ont constitué — et constituent encore — les forces sociales qui ont fait leur temps. Une de nos tâches les plus importantes consiste à montrer comment, appuyé sur la classe ouvrière et l'alliance ouvrière-paysanne, notre Parti a réalisé et réalise la correspondance entre1 les forces productives et les rapports de production. En Hongrie, la loi économique fondamentale du socialisme ne s'affirma que grâce à la création du secteur socialiste, et c'est encore grâce au développement de celui-ci qu'elle élargit sans cesse son rayon d'action. Aujourd'hui, la loi économique du socialisme joue déjà un rôle dominant dans notre économie populaire. Toutefois, pour que les économiques du socialisme s'affirment entièrement dans tous les domaines de l'économie populaire, il nous faut réaliser dans toute notre économie populaire les rapports de production socialistes. Les questions soulevées au cours de la conférence n'épuisent pas la totalité des tâches que l'ouvrage de Staline impose aux historiorgaphes hongrois. La science historique hongroise ne saura apporter une solution adéquate aux problèmes à résoudre que si elle s'assimile les enseignements et aussi la méthode matérialiste dialectique, exposés dans l'ouvrage de Staline. A. M. PANKRATOVA : LES TÂCHES LES PLUS IMPORTANTES DE L'HISTOIRE EN U.R.S.S. (Kommunist, 1953, fasc. 6). Les recherches historiques soviétiques constituent un important secteur de la lutte idéologique pour l'édification du communisme. L'auteur insiste sur le rôle de l'histoire dans la formation de la conscience des travailleurs ; à ce propos elle passe en revue les thèses qui doivent déterminer le travail des historiens soviétiques. Pour rehausser le niveau des recherches historiques enU. R. S.S., il est indispensable de développer encore mieux l'esprit critique. Seule les conclusions dégagées de controverses fécondes peuvent assurer à l'Union Soviétique la première place dans la vie scientifique internationale. Malgré les beaux résultats qui ont été obtenus jusqu'à nos jours, l'état des recherches historiques en U. R. S. S. n'est pas encore satisfaisant. A. M. Pankratova ne dissimule pas les faiblesses dont l'élimination est particulièrement urgente. Elle exerce une sérieuse critique à l'égard de la direction de l'Institut Historique à l'Académie