Századok – 1953

Szemlék - Norden; A.: So werden Kriege gemacht (Ism.: Weiner Magda) 180

RÉSUMÉ ERIK MOLNÁR: »LES PROBLÈMES ÉCONOMIQUES DU SOCIALISME EN U.R.S.S.« DE STALINE, ET LA SCIENCE HISTORIQUE HONGROISE L'ouvrage de Staline »Les problèmes économiques du socialisme en U. R. S. S.« donne aux hommes de la science un vaste programme et impose aux travailleurs de la science historique hongroise tout un ensemble de tâches nouvelles. Cependant, l'ouvrage de Staline ne se contente pas de signaler les tâches : il fournit en même temps les moyens propres à les réaliser. Le problème du caractère des lois économiques occupe une place d'importance capitale dans l'ouvrage de Staline. Celui-cisouligne l'importance de l'enseignement marxiste sur le caractère objectif des lois sociales, la manifestation souse forme spéciale des lois générales. Simultanément, il enrichit cet enseignement de thèses nouvelles, en définissant la loi économique fondamentale du capitalisme moderne et du socialisme. Dans leurs travaux, les historiographes hongrois doivent montrer le caractère objectif des lois économiques. De plus, il leur appartient de démontrer que la classe avan­cée, en lutte contre la classe qui a fait son temps, sait découvrir et mettre à profit ces lois. A la lumière des enseignements de l'ouvrage stalinien, la conférence fait un tour d'horizon complet de l'historié hongroise. Examinant l'époque du féodalisme, elle souligne que la contrainte extra-écono­mique n'est pas une force indépendante, mais qu'elle apparait simplement commie l'anta­gonisme de la propriété terrienne féodale et de la possession terrienne paysanne, antago­nisme fondamental du mode de production féodal. Les enseignements staliniens concer­nant la propriété terrienne féodale exigent la liquidation de la thèse mensongère bour­geoise de la communauté terrienne. C'est également à la lumière des enseignements staliniens que l'historiographie hongroise devra examiner les problèmes de la production marchande féodale à la campagne et dans la ville. La loi <Je là correspondance nécessaire entre les rapports de production et le carac­tère des forcés productives fournit des indications d'importance fondamentale concer-I nant la naissance et le développement du capitalisme. Dans sa lutte, la classe avancée, s'efforce de s'appuyer sur cette loi. Toutefois, en raison de ses entraves, la bourgeoisie, ou bien la classe agissant au nom de celle-ci, fut incapable, à l'époque de la révolution bourgeoise, de découvrir complètement les lois économiques. En examinant les condi­tions spéciales ayant prévalu en Hongrie, il faut appliquer ces constatations avec un soin particulier. Concernant la révolution bourgeoise de 1848—1849 et ses résultats, il convient de signaler qu'une correspondance complète entre les forces productives et les rapports de production ne s'établit pas, et cela parce que la liquidation intégrale du féodalisme ne s'accomplit point et, vis-à-vis de l'Autriche, la Hongrie demeura dans un état de dépendance coloniale, transformée en dépendance semi-coloniale après 1867. En Hongrie, la loi du profit -capitaliste maximum commença à se manifester après le tournant du siècle. Ici, ce processus était caractérisé par deux faits spéciaux : d'une part, la pays pdssédait de fortes survivances féodales et le capital financier parti­cipait à l'exploitation effrénée du prolétariat agrarien, d'autre part, la Hongrie appar­tenait aux pays arriérés et vivait dans un état de dépendance semi-coloniale. Il appar­tient à nos historiographes de montrer les exploiteurs étrangers du peuple, ainsi que leurs méthodes. En même temps, ils doivent éclairer un autre aspect du problème : en effet, les classes dominantes hongroises opprimaient d'autres peuples aussi, et les pillaient méthodiquement. C'est à travers l'effondrement du système du capitalisme monopoliste, effondrement survenu à la suite de la guerre, que la loi selon laquelle »les rapports de production et le caractère des forces productives doivent nécessairement correspondre entre eux«, essaya de se frayer un chemin. Il y a donc lieu de poser la question : Dans quelle mesure la classe ouvrière hongroise a-t-elle compris cette loi, dans quelle mesure s'est-elle efforcée de s'appuyer sur cette loi, et pourquoi les leaders social-démocrates, traîtres à la classe ouvrière, ont-ils entravé ce processus? Les historiographes de la Répub­lique des Conseils auront à démontrer que durant cette courte période, la loi en question

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