Századok – 1952

Szemlék - Hilton; R. H.–Pagan; H.: The english rising of 1381 (ism. Kulcsár Zsuzsanna) 281

RÉSUMÉ 295 guerre des Hongrois contre les Turcs. Le pape fit même appel à une intervention militaire de la Pologne contre la guerre paysanne hongroise. * Après la guerre paysanne, les milieux dirigeants de la Hongrie resserèrent leurs liens avec les Habsbourg. Ainsi la cause de la Hongrie contre les Turcs devint un instrument de manoeuvres politiques des puissances européennes. En 1518, quand le pape projeta une nouvelle croisade, les Habsbourg posèrent comme condition de leur participation : acceptation par la Hongrie de la tutelle de l'Empereur. Les Etats allemands refusèrent également toute aide. En présentant le danger turc comme un fléau do Dieu, Luther contribua à la défaillance du secours allemand. Dans les plans de croisade du pape figura également la machination visant la conversion à la religion catholique de la Russie. •— Cependant ce plan de croisade ne fut non plus réalisé. En 1521, le sultan Soliman déclencha une attaque forte contre la Hongrie et occupa sa forteresse frontalière la plus importante, Belgrade. — La classe dirigeante hongroise abandonna à leur sort les soldats qui luttèrent courageusement dans les forteresses des confins. Les puissances occiden­tales voulurent tirer profit de la situation dangeureuse de la Hongrie. Au lieu d'aider la Hongrie, la diplomatie anglaise et impériale demanda le secours des Hongrois contre la France. Après la chute de Belgrade, les Habsbourg abandonnèrent la Hongrie et ne firent qu'occuper les territoires croates voisins d'Autriche, sous prétexte de défense. * Après l'occupation de l'île do Rhodes, la pression des Turcs sur la Hongrie ne cessa d'augmenter. La Hongrie, liée à la dynastie des Habsbourg, dut subir tous les désavan­tages de leur politique extérieure. Au lieu de prêter secours à la Hongrie, l'empereur utilisa ses forces en vue de conquérir l'Italie. Son antagoniste, le roi de France, établit des liens avec les Turcs. Ainsi les alliés occidentaux du roi de France — et parmi eux le pape — devinrent indirectement les alliés des Turcs. Cependant les Habsbourg et les Etats allemands n'accordèrent aucune aide à la Hongrie en 1526. Seule la Bohême envoya quelque secours. La classe dirigeante hongroise n'osa armer les serfs pas même au moment du danger extrême. En 1526, tomba le fort de Pétervárad. Au lieu d'organiser la défense, le roi voulut se retirer en Slavonie, territoire se trouvant sous- l'influence des Habsbourg. Deux semaines avant la bataille décisive, il envoya des troupes contre le soulèvement des mineurs de Besztercebánya. Entretemps, on négligea de fortifier la ligne du Drave. Les Habsbourg essayèrent de se servir de la bataille perdue de Mohács en vue de con­quérir la Hongrie. En même temps les ennemis des Habsbourg ne cessèrent de resserrer leurs liens avec les Turcs, et la France s'assura des privilèges économiques dans l'empire ottoman. La bataille de Mohács se transforma en une défaite décisive parce que les troupes gardées intactes de la classe dirigeante hongroise ne furent pas engagées dans la lutte contre les Turcs. Seul le peuple des villes et des villages fut prêt à résister aux envahisseurs. I. BART A: LA TOURNÉE DE RECRUTEMENT DE KOSSUTH EN AUTOMNE 1848 DANS LA GRANDE PLAINE HONGROISE Quand en automne 1-848 la réaction de Vienne déclencha son attaque contre les conquêtes de la révolution hongroise et le ban de Croatie, Jellaőié, soudard de la contre­révolution, se trouva avec son armée tout près de la capitale hongroisp, Kossuth entreprie un voyage dans la Grande Plaine Hongroise afin d'organiser la levée populaire contre les agresseurs. Aucours de ce voyage, effectué en deux étapes,entre le 24 et le 27 septembre et entre le 29 septembre et le 6 octobre, des dizaines de milliers de Hongrois se levèrent dans les grandes villes de la plaine et rejoignirent l'armée pour lutter contre l'ennemi. Ces insurgés se recrutèrent en grando majorité des couches les plus pauvres de la popu­lation et ils prirent les armes, poussés non pas par la crainte pour leurs biens, mais par un amour pur et désintéressé de la patrie. A ce moment on ne put encore se servir de la force de masses représentée par la levée populaire, car l'armée de Jellacié fut battue par l'armée jeûne des honvéds. Toutefois la tournée de recrutement de Kossuth constitue une des traditions les plus nobles de l'histoire hongroise et son importance est considérable tant au point de vue de la marche future de la révolution qu'au point de vue de l'évolution

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