Századok – 1952
Szemlék - Hilton; R. H.–Pagan; H.: The english rising of 1381 (ism. Kulcsár Zsuzsanna) 281
296 RÉSUMÉ do la conscience politique du peuple hongrois. Dès ce moment, le peuple de la Grande Plaine devint un appui solide de la cause de Kossuth qui à ses yeux s'identifia avec l'ensemble des conquêtes sociales et politiques de la révolution hongroise. De plus, le peuple est resté fidèle pendant un siècle au souvenir de Kossuth, aux traditions révolutionnaires et à la cause de l'indépendance hongroise. Cependant ce voyage contribua également à l'enrichissement de la conception politique de Kossuth. C'est dans ces jours que s'affermit sa conviction d'après laquelle le peuple — s'il est bien dirigé — peut devenir un un appui sûr de la cause de l'indépendance et que la force du peuple, la guerre populaire — si l'on s'en sert d'une façon juste-peut jouer un rôle décisif en ce qui concerne le sort de la guerre d'indépendance. Kossuth est resté fidèle à cette conviction tout le long de la guerre et il a essayé de recourir plusieurs fois — contre l'avis même des chefs militaires professionnels — à la levée générale du peuple. Le souvenir do sa rencontre personnelle avec le peuple l'a accompagné pendant toute sa vie et a déteminé sa lutte menée dans l'émigration pour l'indépendance nationale. GY. MAGOS: LE RÔLE DES IMPÉRIALISTES AMÉRICAINS DANS LA STABILISATION DU RÉGIME FASCISTE DE HORTHY Les impérialistes américains avaient déjà prêté secours au gouvernement de terreur blanche de Horthy dans son action contre la République des Soviets Hongroise et dans la consolidation du régime contre-révolutionnaire, mais la pénétration du capital américain en Hongrie ne commença qu'aprè3 la stabilisation financière de 1924. Avant la première guerro mondiale, la Hongrie se trouva avant tout aux mains du capital financier autrichien et allemand. Après la chute de la dictature du prolétariat, c'est le capital anglais, français et italien qui pénétra dans l'économie hongroise. La stabilisation, qui consolida le régime fasciste de Horthy au point de vue politique aussi,'ouvrit le chemin" devant le capital américain. La Hongrie horthyste se rangea dans le camp international anti-bolchevik, dirigé par les Etats-Unis. A la même époque, le capital américain pénétra également dans les banques et dans les usines autrichiennnes, italiennes et anglaises. Par conséquent, l'influence américaine put s'exercer en Hongrie également par l'intermédiaire des intérêts autrichiens, allemands etc. Après la victoire de la contre-révolution, on observe un essor considérable de l'i concentration et de la centralisation du capital, qui a eu pour conséquence une dépendance accrue de la vie économique et politique hongroise à l'égard de l'étranger et surtout à l'égard des impérialistes américains. Jusqu'à la crise économique de 1929—1933, toutes les grandes banques hongroises, 80—90% des branches fondamentales de l'industrie se trouvèrent sous le contrôle direct ou indirect du capital américain. Près de 100% des intérêts américains se trouvèrent aux mains du groupe Morgan—Rockefeller—Dupont qui aujourd'hui aussi constitue une sorte d'état-major des fauteurs de guerre. L'occupation économique impérialiste ne reconstitua l'industrie qu'en Allemagne, en Hongrie la production industrielle ne progressa que très peu. Prenant pour base les principes du plan Dawes, les impérialistes américains considérèrent la Hongrie comme une province agricole de l'Allemagne et comme un débouché pour les produits industriels allemands. DORIS E. HATVANY: LE TRAVAIL DES FEMMES ET DES ENFANTS EN HONGRIE ENTRE 1890 ET 1914. Dans les années précédant la première guerre mondiale, la bourgeoisie hongroise elle même devait reconnaître que la misère de la classe ouvrière augmentait et que, d'après les déclarations de ses représentants, »une généiagi£>n déchue de journaliers était en train de se former«. En effet, l'état de santé des ouvriers des grandes unsines s'aggravait sans cesse et le nombre des jeunes, inaptes au service militaire, augmentait d'une façon considérable. Tandis que dans les pays capitalistes plus développés la bourgeoisie et ses scribes à gages ont cherché à prouver que les conditions de vie de la classe ouvrière s'améliorent, en Hongrie la bourgeoisie elle-même a dû reconnaître que ces conditions empirent. La situa-