Századok – 1952

Szemlék - Hilton; R. H.–Pagan; H.: The english rising of 1381 (ism. Kulcsár Zsuzsanna) 281

294 RÉSUMÉ et se trouvant à la tête d'une année réorganisée, Hunyadi réussit à vaincre les Turcs en plusieurs batailles et à les rejeter loin des frontières de la Hongrie. Cependant il pour­suivit un but plus lointain : il voulut expulser les Turcs de l'Europe. Pour atteindre ce but, il essaya de réaliser uno large union des peuples attaqués par les Turcs. Il compta non seulement sur l'appui des pays libres du Sud-est européen et sur celui des pays devenus, sous la contrainte, vassaux des Turcs, mais avant tout sur l'aide des peuples subjugués, tenus sous l'oppression militaire. Sa célèbre campagne »longue« (1443-hiver 1444) prouva la justesse des ses prévisions : des volontaires se joignirent en masses à son armée encore au stade de l'organisation, et les effectifs augmentèrent sans cesse au cours de son avance sur les territoires occupés par les Turcs. C'est l'union des peuples, leur appui armé qui permit à Hunyadi de pénétrer très loin dans le territoire de l'empire ottoman et de vaincre dans plusieurs batailles les armées de l'ennemi supérieur en nombre, après les avoir divisées. Ces victoires contribuèrent grandement à l'amélioration des conditions de défense de tous les peuples du Sud-est européen. Les résultats de la campagne »longue« furent anéantis par le travail de sape de la diplomatie de la Papauté et de Venise, dont les fondements ont été révélés par Marx dans ses notes historiques. Plus tard Hunyadi s'efforça de créer, en étroite alliance avec Scander-beg, grand chef de la guerre d'indépendance du peuple albanais, les nouvelles formes du rassemblement des peuples. Après ces préparatifs, il commença la campagne de Rigómezö (Kossovo) au cours de laquelle il fut très activement aidé par les peuples du Sud-est européen et surtout par les Albanais (1448). Cette campagne se termina par une défaite à cause de la trahison du prince serbe Brankoviteh qui passa du côté des Turcs. A cause du travail de sape de ses ennemis intérieurs et extérieurs, Hunyadi ne put préparer une nouvelle campagne pareille, ce qui conduisit au renforcement des attaques turques, à la conquête de Constantinople et à l'isolement des combats défensifs des peuples du Sud-est européen. Malgré cela, les tentatives d'union des peuples, entreprises par Hunyadi, furent de grande importance : elles montrèrent l'identité d'intérêts et la nécessité d'aide mutuelle aux peuples luttant contre les Turcs. C'est la volonté de s'entr'aider qui se manifesta au cours de la dernière bataille de Hunyadi qui défendit, à la tête des volon­taires issus du peuple, la forteresse de Belgrade contre les armées ottomanes marchant à la conquête du monde. A ce moment, des volontaires des pays voisins y vinrent en masses afin d'aider leurs frères de Hongrie contre le danger commun. Craignant les mou­vements populaires, les classes dirigeantes essayèrent d'empêcher ces volontaires d'arriver à temps sur le champs de bataille, mais l'existence même d'un tel mouvement populaire est un exemple précoce, mobilisateur de l'union des peuples contre les envahisseurs. GY. SZÉKELY: LA CAUSE DE LA DÉFENSE CONTRE LES ENVAHISSEURS TURCS DE LA GUERRE PAYSANNE DE DÓZSA JUS QU' À LA BATAILLE DE MOHÁCS Les deux problèmes fondamentaux des années 1514—1526, celui de la lutte de classe de la paysannerie et de la défense contre les envahisseurs turcs, furent indissolub­lement liés aux yeux de la paysannerie. En 1513, le pape chargea Bakôcz, archevêque d'Esztergom, d'organiser une croisade contre les Turcs. Par là. la papauté voulut aussi aider la lutte contre les hérétiques de Bohême et intervenir dans la guerre russo-polonaise. La bulle accordée à Bakôcz l'autorisa à appliquer des sanctions contre tous ceux qui s'opposeraient à la croisade. L'Eglise officielle se servit de cette possibilité contre l'armée paysanne-plébéienne qui refusa de déclencher la guerre sans aucun équipement. Les chefs de cette armée invoquèrent cette clausule contre les seigneurs féodaux sabotant la croisade : sur ce point aussi il y a une concordance parfaite entre l'idéologie anti-turque et anti-féodale. Une des causes de la guerre paysanne fut l'indignation du peuple contre les nobles qui refusèrent de marcher contre les Turcs. Invoquant son autorisation obtenu pour l'organisation d'une croisade, Dózsa, chef des paysans, ordonna la mobilisation générale. Les paysans obligèrent beaucoup de nobles de se joindre à l'armée. La papauté essaya d'ajourner la guerre contre les Turcs afin de servir les intérêts de ses marchands qui entretenaient des relations étroites avec les Turcs. D'autre part, »la guerre sainte« des envahisseurs portugais contre l'Afrique du Nord l'intéressa beaucoup plus que la

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