Századok – 1950

Resumée 474

HESUMÉE 487 rempart de la chrétienté". Tout cela est important, parce que — comme l'ai démontré I. V. Staline — les guerres turques et la conception qu'on en avait ont joué un rôle important, en Hongrie aussi, du point de vue de la centralisation et de la formation précoce de la conscience nationale. L'auteur fait connaître la base sociale, les différentes tendances de l'hussitisme tchèque aussi bien que leurs programmes, examine le base sociale du mouvment hussite hongrois, le déroulement de ses combats et ses caractéristiques. Il constate qu'on peut découvrir une sorte de parallélisme entre les mouvements tchèque et hongrois et souligne qu'en Hongrie aussi l'hussitisme a développé certains éléments importants de la con­science nationale, qu'il a essayé de détruire les institutions du féodalisme internatonal, qu'il a lutté pour l'introduction des rites en langue nationale, qu'il a créé une com­munauté militante démocratique et qu'il a donné naissance à des chants révolutionnaires en langue nationale et à la première traduction de la Bible, point de départ de la formation d'une littérature hongroise. L'auteur démontre que ce mouvement a exercé uno influence considérable sur le caractère national du décret de 1437 et qu'il a mobilisé les masses contre les Turcs à un moment où Jean Hunyadi fut abandonné par les grands féodaux. Il met en relief l'importance de la bourgeoise des villes et de l'opinion' populaire au point de vue du développement de la centralisation et de l'élection de Mathias Hunyadi. L'auteur souligne que la centralisation réalisée par Mathias Hunyadi a impliqué comme tâche primordiale la défense et la protection des villes et il insiste sur les caractères communs de la conception du roi et de la bourgeoisie de la renais­sance. Le roi ^'efforça de maintenir le contact avec les grandes masses populaires même après son élection. L'auteur prouve que les accusations portées par l'historiographie bourgeoise contre la politique du roi Mathias à l'égard des Turcs renouvellent tout simplement les arguments et propagande papale qui les a inventés pour contester le bien fondé des tendances de Mathias en vue de la formation d'une Eglise nationale. En vérité, le roi a tout fait, dans des conditions bien changées, pour prévenir le danger turque. Le conflit entre le roi et le Saint-Siège s'est aggravé de plus en plus, d'une part, à cause de l'indifférence du pape en face du danger turque et, de l'autre, à cause de la politique ecclésiastique de plus en plus consciente de Mathias. Le roi a considéré l'Eglist nationale comme un des instruments les plus importants de la centralisation. Quand il s'agissait de la nomination des évêques des régions limitrophes, le roi prit en considération avant tout les intérêts de la défense nationale, et ce sont en partie les mêmes intérêts qui l'ont guidé, quand il ordonna la sécularisation des revenus de l'Eg'ise. Ses tendances visant l'établissement d'une monarchie absolue l'ont également déterminé à limiter le pouvoir économique de l'Eglise. Dans les dernières années de sa vie, il s'efforça de réaliser une réforme générale de l'Eglise et, dans cette tentative, il fut aidé par son chancelier, Jean Filipec, issu d'une famille et d'un entourage d'hus­sites tchèques. D'ailleurs la religion du roi n'avait rien à voir avec les dogmes, elle avait un caractère laïque et se rapprochait du déisme. Tout cela ne l'a pas empêché d'exercer ses fonctions dans Eglise nationale, mais ses mesures s'encadrent plutôt dans le programme de la „devotio moderna." Mathias se rallia finalement à la coalition antipapale et il conclut avec Ferdinand d'Aragon, son beau-père, une alliance militaire contre le pape. A cette époque, il entra en contact étroit avec le grand-duc ivan III et fit déclarer au pape qu'il était prêt à remplacer la croix apostolique à deux traverseus par la croix à trois traverses, symbole de l'Eglise acéphale russe. L'Eglise nationale du roi Mathias est, par ses principes de base, par ses larges perspectives et par son caractère conscient, une création très positive et progressive de l'histoire hongroise de la fin du moyen âge, mais elle constitue en même temps, par son caractère nettement laïque, une sorte de point de transition entrs les réalisa­tions ecclésiastiques et nationales de l'hussitisme et entre la période suivante de la préréforme. ETIENNE SZABÓ: Le rôle des haïdouks en 1514. D'après les sources de l'époque, les haïdouks (haydones) prirent également part à la grande guerre des paysans hongrois. En ce temps-là, ils gardèrent les troupeaux, et les sources de 1514 les désignent expressément par le nom de bouviers (bubulci). Ces haïdouks où bouviers armés, et ils devinrent, au cours des décades suivantes, quand la Hongrie jouait constamment le rôle de champ de bataiJe entre la puissance turque et la puissance des Habsbourg, d'éléments militaires stables, des mercenaires.

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