Századok – 1948

Klima; J. Arnošt: Počatky českého dělnického hnuti; Rok 1848 v. Čechách (Ism.: Kovács Endre) 382

410 RESUMÉE quênce des différends surgis entre les nationalismes voisins qui étaient repré­sentés par les classes dirigeantes des peuples oppresseurs et opprimés. Le Congrès slave de Prague a révélé toutes les contradictions et tous les problèmes qui se posent dans le domaine des relations entre peuples slaves et non-slaves, par rapport à 1848. Charles Vigh La question de l'alliance hungaro- roumaine en 1848. La première tentative pour la réalisation d'une alliance hungaro-roumaine fut faite en mai 1848 par Nicolaie Bälcescu, personnalité la plus éminente de la révolution roumaine de Valachie. La Hongrie aussi bien que la Valachie étaient l'objet de l'exploitation coloniale des grandes puissances absolutistes, de sorte que leurs intérêts, en face de ces puissances, devaient être au lond identiques. La Hongrie par la révolution de mars et la Valachie par celle de juin, ont réussi à conquérir une sorte de semi-indépendance, ce qui aurait pu justifier une alliance de ces deux mouvements révolutionnaires dans leur lutte contre les absolutisme» féodaux qui menaçaient d'encerclement les foyers de la révolution. Cependant la noblesse moyenne hongroise, principal appui de la révolution, alléguant un droit historique, voulait conserver le territoire de l'ancienne Hongrie et voulait s'assurer dans ce pays un rôle prédominant. Par contre, les représentants do, la révolution roumaine, invoquant le principe ethnique, désiraient créer un Etat national roumain unifié, composé également de certains territoires détachés de l'Etat historique hongrois. Ainsi donc, sur la base du statu quo territorial, les perspectives d'une alliance entre la Hongrie et la Valachie étaient favorables. Toutefois la question des rapports hungaro­roumains se posa non pas sur la base du slatu quo, mais sur celle du principe ethnique et cela surtout sous l'influence des intellectuels roumains de Tran­sylvanie. De cette façon, le gouvernement hongrois se trouvait en face d'un problème roumain complexe qui présentait en même temps un aspect tran­sylvain et un autre valaque, aspects qui se conditionnaient réciproquement. En dernière analyse cette queslion roumaine devant laquelle se trouvait placé le gouvernement hongrois s'aggravait d'un problème des nationalités. Au point de vue des intellectuels roumains de Transylvanie la victoire de la classe dirigeante hongroise n'était nullement désirable, car une telle victoire aurait signifié une position subordonnée des intellectuels roumains dans le cadre d'un Etat national hongrois. Bien qu'elle ait reconnu la nécessité de la réforme sociale (réforme agraire), bien qu'elle ait utilisé le mouvement de la paysannerie, cette couche sociale roumaine de Transylvanie a subordonné l'objectif principal des mouvements de 1848, le renversement de l'absolutisme, à la cause de l'indépendance nationale et surtout à l'espoir de réaliser sa domination de classe. C'est ainsi qu'elle s'est mise à la solde du gouvernement réactionnaire de Vienne et s'est opposée au mouvement hongrois. L'action de Bälcescu de même que celles des autres révolutionnaires de Valachie (Demetriu Brätianu, Alexandru Golescu, Joan Maiorescu) s'est heurtées à l'influence des intellectuels roumains de Transylvanie. Du côté hongrois, la réalisation d'une alliance hungaro-roumaine élait entravé par l'obstination des classes dirigean­tes hongroises à maintenir l'intégrité territoriale de la Hongrie historique, par certaines mesures visant à la consolidation du rôle prédominant de la noblesse hongroise en Transylvanie, par une politique de temporisation en ce qui concerne la fixation des garanties constilutienelles pour les nationalités et par un traitement condamnable des intellectuels roumains de Transylvanie. Zoltán 1. Tóth Les lois des nationalités de 1849 et de 1868 au point de vue des forces progressives de l'histoire. La loi des nationalités de 1849 de même que précédumment les diverses tentatives de réconciliation marquéés par le projet de loi du Comité de l'Union, par les résolutions de Blaj et par le ,.projet de pacification" résultant des

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