Századok – 1948

Klima; J. Arnošt: Počatky českého dělnického hnuti; Rok 1848 v. Čechách (Ism.: Kovács Endre) 382

RÉSUMÉE 417 négociations menées par les émissaires de Kossuth et d'Avram Iancu, reflètent les contradictions fondamentales de la noblesse moyenne. Ces tentatives nous révèlent les limites à la fois bourgeoises et nobili­aires de cette classe qui, attirée par la production des marchandises, est inté­ressée dans une certaine mesure à la transformation bourgeoise de la société et, par conséquent, à la solution radicale du problème agraire, mais qui étant en même temps propriétaire de terres, est incapable de résoudre cette question. Or, en ce cas le problème des nationalités est étroitement lié à la question paysanne. Les masses importantes de la paysannerie appartiennent aux nationalités. Avram Iancu, ce chef de véritables armées paysannes, lance déjà au printemps 1848 le mot d'ordre: „Rachat, gratuité ou mort". Ce sont également les revendications démocratiques de la paysannerie qui ont marqué do leur empreinte les résolutions de Blaj. La noblesse moyenne hongroise était incapable de conclure une alliance, en temps utile et sous une forme avantageuse, avec ces masses paysannes. Elle n'a satisfait ni aux revendica­tions des paysans hongrois ni à celles des paysans des nationalités. Toutes ces revendications se reflètent dans la loi des nationalités du 28 juillet 1848. Cette loi présente, il est vrai, une certaine régression par rapport aux projets de conciliation, cependant ce n'est pas sa lettre, mais son esprit qui nous intéresse. Le discours du président du conseil, Szemere prononcé au moment de la discussion de cette loi, est un véritable résumé des idées démocrato-bourgeoises. Il est incontestable que ni ce discours ni la loi ne s'occupent de la question agraire et c'est leur principal défaut.. L'importance de la loi des nationalités de 1849, réside dans le fait que d'une part elle reconnaît la nécessité de la réconciliation, de l'alliance et de la lutte commune du peuple hongrois avec les peuples voisins et avec les nationalités et que d'autre part elle n'est que l'aboutissement d'une série die négociations concrètes qui avaient pour but la réalisation de ce plan. Kossuth a repris dans l'émigration ce projet d'alliance et son plan de confédération danubienne de 1862 n'est que le développement de ces idées formulées déjà dans la loi de 1849. Les événements récents nous obligent à y ajouter que ce projet de confédération danubienne de Kossuth n'a rien avoir avec le plan de fédération balkanique inspiré à Tito par les puissances impérialistes, plan qui, dirigé contre l'Union Soviétique, vise à l'anéantissement complet de l'indépendance des démocraties populaires et à l'extirpation du vrai patriotisme par la propagation du poison du cosmopolitisme. La loi des nationalités de 1868 représente une véritable régression par rapport à la loi de 1849. Nous rejetions cette loi tout aussi bien que le compromis austro-hongrois de 1867 qui, à l'intérieur, permirent l'exploitation des classes laborieuses et l'oppression des autres nationalités et, à l'extérieur, appuyèrent l'impérialisme austro-hongrois, inféodé à l'impérialisme allemand. Le véritable héritage de 1849 n'est pas dans la lutte fratricide, mais bien dans l'idée de la reconciliation et de l'alliance de tous les peuples qui servent le progrès et l'édification du socialisme. La Hongrie d'aujourd'hui, alliée à l'Union soviétique socialiste et aux démocraties populaires, est en train de réaliser ce véritable esprit de 1849. Mme Gero E. Fazekas Les antécédents de la condamnation comme traître à la patrie du eardinal-primat Jean Hám. L'auteur a relevé dans un ouvrage publié récemment (La réaction cléri­cale en 1848/49, Budapest, 1949.) les manifestations de grande envergure de la politique réactionnaire du haut clergé pendant la révolution de 1848/49 et, dans ce cadre général, elle a particulièrement souligné le rôle de Jean Hám, cardinal-primat de Hongrie à cette époque. Au cours des recherches entre­prises dans les Archives Nationales de Hongrie parmi les papires du comité de la défense nationale de 1849 et parmi ceux du tribunal révolution­naire, de même que dans les archives de Windischgrätz et du Ministère de l'Instruction publique et des Cultes, l'auteur a découvert de nouveaux. 27

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