Sonderband 2. International Council on Archives. Dritte Europäische Archivkonferenz, Wien 11. bis 15. Mai 1993. Tagungsprotokolle (1996)

1. Session / Séance. Experiences gained, current Situation, future Prospects / Expériences acquises, Situation actuelle, Perspectives futures - Körmendy, Lajos: International Cooperation in Europe. A Survey / Programmes de Coopération internationale des archives en Europe. Un bilan (english 13 - français 27)

1. Session/Séance: Körmendy, Programmes de Coopération internationale ces). Cette inégalité géographique est encore plus marquée en ce qui concerne l’échange des expériences. Inutile de nier qu’il y a des pays d’avant-garde en archi- vistique et d’autres qui sont moins développés. Bien qu’on puisse acquérir des expé­riences utiles dans n’importe quelles institution d’archives, il est normal que les pays moins développés soient avides d’apprendre des pays d’avant-garde. D’après les réponses au questionnaire, les pays les plus sollicités sont l’Espagne, la France, le Pays-Bas, le Royaume-Uni et les USA. 4 3. Formation La formation postuniversitaire à l’étranger, le sujet de ce rapport, ne se distingue pas toujours nettement de l’échange des expériences, puisque les échanges d’idées font souvent partie intégrante du travail des séminaires. Dans les années quatre-vingt il y avait peu d’écoles qui donnaient une formation générale et accueillaient régu­lièrement des participants étrangers. Une telle formation coûte cher et assurer le niveau approprié est difficile. Inviter quelques professeurs de renom à donner des conférences intéressantes pendant plusieurs semaines ou mois ne suffit pas, le public international a aussi besoin de voir la pratique ou plutôt les pratiques. Cela signifie que l’école doit s’appuyer sur une infrastructure scolaire et archivistique bien déve­loppée. Il ne faut pas oublier la langue: les cours doivent être dispensés dans une langue acceptée par la communauté professionnelle internationale. Aussi n’est-il nullement étonnant qu’il y ait si peu d’écoles qui jouent le rôle d’un centre international de formation. Le Stage technique international d'archives, organisé par la Direction des Archives de France, remplit certainement toutes les conditions pour jouer ce rôle. Tous les ans, 25 à 30 archivistes étrangers participent à ce cours de trois mois qui a accueilli environ 300 personnes dans les 11 dernières années. Le Stage a été la seule école désignée concrètement dans les réponses du questionnaire. Six pays ont écrit qu’ils y envoyaient des archivistes, mais il est à présumer que les neuf autres pays qui ont indiqué la France comme „pays destinatai­re“ sans désignation précise, pensaient également au Stage. Relevons qu’il y a aussi quelques autres écoles qui accueillent, plus ou moins régulièrement, des archivistes étrangers à des cours de courte durée: par exemple l’Université de Liverpool (Royaume Uni) ou le Modem Archives Institute aux États- Unis. S'il n’existe que peu d’écoles permanentes, les cours non réguliers enseignant un sujet ou une tranche de l’archivistique sont nombreux. La plupart de ces cours sont organisés sous l’égide du CIA dans les pays occidentaux. Des cours du CIBAL ont été mentionnés plus haut, la Société Généalogique de l’Utah organise régulièrement des cours de microfilmage, le Canada a fait état dans sa réponse de cours de conser­vation et de records management, l’Allemagne a signalé de cours de microfilmage et de restauration etc. On pourrait penser qu’à la veille de l’intégration européenne les Archives soient préoccupées par des problèmes des diplômes étrangers d’archiviste. Les réponses montrent que les directeurs ne sont pas inquiets: trois pays (Albanie, Yougoslavie et 35

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