Sonderband 2. International Council on Archives. Dritte Europäische Archivkonferenz, Wien 11. bis 15. Mai 1993. Tagungsprotokolle (1996)

3. Session / Séance. Sharing of Experience and Exchange of Staff / Partage d’Expériences et Echange des Personnes - Boven, Maarten van: Scope and Aims of Mobility. A Dutch View / Cadres et Objectifs de la Mobilité. Un Point de vue néerlandais (english 293 - français 302)

pour la formation en matière de documentation et d’organisation. Ces cours sont suivis chaque année par 1000 à 1200 personnes. Qu’en est-il des effectifs des services d’archives? La plupart des services d’archives emploient des archivistes et des techniciens. Nous entendons par ce dernier groupe les restaurateurs, les photographes, les réalisa­teurs de microfilms et les gestionnaires de dépôt. Les archivistes se répartissent en archivistes de rang supérieur et en archivistes de rang moyen, les archivistes-ad­joints. La formation est dispensée par l’école nationale d’archivistes (Rijks- archiefschool). Chaque année, cette école forme environ 6 archivistes et 40 archivistes-adjoints. Les candidats archivistes doivent avoir terminé des études uni­versitaires, de préférence de droit ou d’histoire. Les candidats archivistes adjoints doivent être titulaires d’un diplôme de fin d’études secondaires. Les candidats sont formés à raison d’un jour par semaine pendant douze mois. Les autres jours de la semaine, ils travaillent dans un dépôt d’archives sous la direction d’un archiviste. Quant aux restaurateurs, ils suivent une formation dispensée par le ministère de la Culture. La restauration a acquis droit de cité dans les archives néerlandaises. Le Service général des Archives de l’état possède un grand atelier de restauration comptant plus de 10 employés, et chaque service provincial d’archives de l’état possède également son propre atelier de restauration comprenant au minimum deux restaurateurs. La plupart des grands services d’archives communaux ont également leur propre atelier. Les services d’archives plus restreints font appel à des ateliers privés de re­stauration, en grande partie issus des ateliers des services des archives. Il s’agit sou­vent d’anciens employés des services des archives ayant monté leur propre affaire. C’est une activité très lucrative dans notre pays. Nous retrouvons également cette forme de privatisation dans le domaine des ar­chives proprement dit. On voit apparaître sur le marché un nombre croissant de petites entreprises d’archivistes qui effectuent la sélection, l’élimination et l’inventaire des documents pour les instances gouvernementales. A l’instar de la restauration, cette activité est très rentable. Points forts et points faibles d’une coopération européenne On peut dire en résumé que le système néerlandais des archives donne une im­pression de bonne santé. Ceci est certainement vrai au niveau interne. Replacé dans le contexte d’une Europe Unie, il révèle toutefois, outre des points forts, quelques faiblesses. 1. L’orientation fortement internationale des Pays-Bas constitue un point fort, et tout d’abord en ce qui concerne le contenu des archives. L’histoire des Pays- Bas est fortement mêlée à l’histoire européenne. Jadis, mon pays pouvait se mesurer à de grandes puissances telles que la France et l’Angleterre; il possédait un grand rayonnement culturel et entretenait des liens politiques historiques avec entre autres, l’Espagne, l’Autriche, la France et la Belgique. 3. Session/Séance: van Boven, Cadres et objectifs de la mobilité. Un point de vue néerlandais 305

Next

/
Thumbnails
Contents