Sonderband 2. International Council on Archives. Dritte Europäische Archivkonferenz, Wien 11. bis 15. Mai 1993. Tagungsprotokolle (1996)

3. Session / Séance. Sharing of Experience and Exchange of Staff / Partage d’Expériences et Echange des Personnes - Oldenhage, Klaus: Scope and Aims of Mobility. A German View / Portée et buts de la mobilité. Un point de vue allemand (english 279 - français 285)

3. Session/Séance: Oldenhage, Portée et buts de la mobilité. Un point de vue allmand Le Saint Empire Romain Germanique, les relations historiques de l’Autriche et de la Prusse avec beaucoup de peuples et de nations non germaniques, la variété des plus de 300 territoires qui constituaient l’Allemagne au Moyen-Age et aux temps modernes, les crimes d’Hitler perpétrés même au-delà du continent européen, la division du pays pendant plus de quarante ans entre deux Etats qui appartenaient à deux blocs politiques et militaires différents, sont les exemples historiques majeurs qui plaident en faveur de la nécessité de partager les expériences archivistiques, du point de vue de l’historien. Plus encore que les autres, sans doute, les archivistes allemands doivent avoir conscience qu’ils ne peuvent pas faire leur travail conven­ablement s’ils n’ont pas une bonne connaissance des documents historiques qui sont conservés et gérés par beaucoup d’autres dépôts d’archives et d’archivistes à l’étranger - et ceci ne concerne pas seulement les documents diplomatiques. Toutefois, le besoin traditionnel d’échange d’expériences entre archivistes à l’intérieur du territoire de l’ancien Saint Empire Romain Germanique n’a pas con­duit à des échanges de personnel suffisants pour mériter ce nom. Les raisons de cette déplorable lacune sont nombreuses - et ceci est une litote - non exemptes de motiva­tions politico-psychologiques dont les origines remontent principalement à la période nazie. 3. Les archives allemandes et les archives d’occupation saisies après la Deuxième Guerre Mondiale Après la reddition inconditionnelle de l’armée allemande en 1945, les puissances alliées saisirent beaucoup d’archives et de documents d’origine allemande. Selon la loi internationale cette mesure était justifiée dans la mesure où ces documents étaient nécessaires pour administrer l’Allemagne, divisée en quatre zones d’occupation. L’histoire de cette saisie et de la restitution des documents à l’Allemagne de l’Est ou de l’Ouest ne peut pas être encore écrite, car elle n’est pas terminée. De toute façon, l’évolution des relations entre les archives des puissances alliées et les archives alle­mandes a été très différente, à beaucoup d’égards, à l’est et à l’ouest. Les Soviétiques ont été les premiers à rendre à la République démocratique alle­mande (DDR) des archives allemandes saisies par eux. Mais les „Archives centrales allemandes“ de Potsdam, plus tard „Archives centrales d’Etat de la DDR“, n’ont pas été impliquées dans les négociations pour le retour des archives restituées par l’Union Soviétique. Il n’est donc pas surprenant qu’il n’y ait pas eu de programme d’échange de personnel entre l’Union Soviétique et la DDR; mais ultérieurement bien entendu, il y a eu beaucoup de visites d’experts dans le cadre de la coopération entre pays socialistes. Jusqu’à présent, il n’y a pas eu d’accord conclu pour le retour des archives alle­mandes saisies par la France, mais beaucoup d’archivistes allemands, grâce à l’étroite coopération politique entre les deux pays depuis les années 1950, ont parti­cipé au Stage technique des Archives de France et ont grandement bénéficié de cette expérience. Cependant on ne peut pas dire qu’il y ait un véritable programme 286

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