Sonderband 2. International Council on Archives. Dritte Europäische Archivkonferenz, Wien 11. bis 15. Mai 1993. Tagungsprotokolle (1996)

3. Session / Séance. Sharing of Experience and Exchange of Staff / Partage d’Expériences et Echange des Personnes - Oldenhage, Klaus: Scope and Aims of Mobility. A German View / Portée et buts de la mobilité. Un point de vue allemand (english 279 - français 285)

3. Session/Séance: Oldenhage, Portée et buts de la mobilité. Un point de vue allmand d’échange de personnel, les barrières linguistiques, en particulier, rendant difficile un tel programme. En ce qui concerne les relations germano-britanniques, le retour d’archives alle­mandes saisies par l’armée britannique, au cours des années 1950, 1960 et 1970, s’est accompagné de nombreuses visites d’archivistes d’un pays à l’autre. Un échange de personnel entre le Public Record Office et les Archives fédérales d’Allemagne (Bundesarchiv) a été esquissé, mais il ne s’est pas développé jusqu’à présent, plus pour des raisons linguistiques que par manque d’argent. La coopération archivistique entre les Archives nationales des Etats unis et les archives allemandes (Archives fédérales et archives de plusieurs Länder) a com­mencé avec le retour d’archives saisies par l’armée américaine. Depuis le début des années 1950 s’est instaurée une longue tradition d’échanges professionnels. L’échange de personnel, il est vrai a été surtout à sens unique, mais il y a de bonnes raisons à cela car l’entreprise commune germano-américaine d’inventaire des archives du Gouvernement militaire américain en Allemagne (1945-1949) a été menée à bien, entre 1978 et 1980, par une centaine d’archivistes des deux pays à Suitland (Maryland). Le résultat a été environ 8 000 000 de pages microfilmées en deux ans. Une entreprise américaine de même nature et un autre programme germano-américain plus petit devaient suivre. Mais même cette étroite coopération entre les Archives des Etats-Unis et d’Allemagne n’a pas abouti à un véritable programme d’échange per­manent. 4. Les conventions culturelles Les échanges de personnels ont été plus systématiquement considérés comme outil de coopération lorsque la République fédérale d’Allemagne et les pays de l’Europe de l’Est ont conclu, à partir du début des années 1970, des conventions culturelles dans lesquelles les archives étaient incluses, de façon à permettre des échanges de reproductions de documents au profit du partenaire. La politique de détente entre les deux blocs a conduit à d’excellents résultats professionnels. De tels échanges de reproductions ont eu lieu entre l’Allemagne, la Bulgarie, la Tchécoslo­vaquie, la Pologne et la Roumanie, grâce à des échanges d’archivistes. L’Allemagne de l’Ouest et la Hongrie ont même échangé, secrètement, des documents originaux. Des échanges de personnels entre la Pologne et la Roumanie d’une part, et l’Allemagne fédérale d’autre part ont aussi permis de donner à de jeunes archivistes de ces deux pays de l’est une formation en paléographie allemande. Les relations professionnelles archivistiques entre la Pologne et l’Allemagne fédérale ont même réussi à débloquer les problèmes politiques concernant les archives des anciens terri­toires allemands de l’est, grâce à un accord sur l’échange de microformes, accord qui ne résolvait pas les problèmes au fond, mais permettait de les contourner en pratique. La politique de conventions culturelles pouvant être utilisées à des fins archivisti­ques continue actuellement avec plusieurs douzaines de pays de quatre continents. Les buts n’ont pas toujours été atteints d’une façon très professionnelle, mais les 287

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