Sonderband 2. International Council on Archives. Dritte Europäische Archivkonferenz, Wien 11. bis 15. Mai 1993. Tagungsprotokolle (1996)

3. Session / Séance. Sharing of Experience and Exchange of Staff / Partage d’Expériences et Echange des Personnes - Thibodeau, Sharon: The Pitfalls of Terminology and linguistic Barriers / Pieges de la Terminologie et Barrieres linguistiques (english 207 - français 217)

Sharon Gibbs Thibodeau Les Pièges de la Terminologie et les Barrières linguistiques Il fut un temps où une combinaison de divers facteurs rendait extrêmement diffi­cile, pour le personnel d’un service d’archives, la connaissance de l’expérience d’un autre service, surtout s’il s’agissait d’un autre pays. Aujourd’hui, les archivistes se déplacent plus facilement, et même lorsqu’ils ne peuvent voyager par avion ou autre­ment, ils peuvent utiliser toutes sortes de moyens de communication électroniques. Nous avons donc de plus en plus d’occasions de connaître les archives en dehors de notre propre dépôt, et le moment est venu d’utiliser ces facilités pour tracer une nou­velle frontière, celle qui circonscrit les consepts et les actions que nous avons en commun. Le processus qui consiste à délimiter la frontière entre ce qui nous est commun et ce qui ne l’est pas et un processus de communication. Il concerne évidemment la langue; puisque malheureusement nous ne parlons pas tous la même langue mater­nelle, il faut de traductions d’une langue aux autres. Mais une traductions efficace n’est possible que si la terme qui désigne un concept ou une action dans une langue donée est lié au terme qui désigne le même concept ou la même action dans une autre langue. Une traduction est tousjours une entreprise difficile, particulièrement pour les Américains, mais elle le devient encore devantage quant les deux langues utilisent le même terme sans l’appliquer au même concept. Le mot „archives“ lui-même est un bon exemple de ces difficultés de traduction. Il existe dans plusieurs langues, mais il a des significations légèrement différentes dans chaqune. En Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, il désigné aujourd’hui exclu­sivement les documents conservés dans un dépôt d’archives, tandis qu’en France il inclut tout les documents résultant de l’activité d’un organisme quelqonque, que ces documents soient ou non dans un dépôt d’archives. Ainsi, si l’on veut éviter les malentendus, les Américains doivent comprendre „records“ quand leurs collègues français disent „archives“. Une difficulté analogue est présentée par l’important terme „conservation“, qui en français désigne tout ce qui concerne magasinage et la protection physique des documents, tandis qu’en anglais il s’applique aux opérations de réparation de docu­ments endommagés. Là aussi, quand des archivistes américains échangent leurs expériences avec des collègues français, ils doivent donc traduire le français „conservation“ par l’anglais „preservation“. Parfois, les difficultés de la traduction résultent du fait que le concept ou l’activité que désigne un terme ne sont pas compris identiquement même par des archivisti- ques qui parlent la même langue. Ainsi, le terme „records management“ est utilisé aux Etats-Unis aussi souvent pour désigner un seul aspect du cycle de vie de docu­217

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