Bereczky Erzsébet (szerk.): Imre Madách: La Tragédie de l'Homme. Adaptation Française de Jean Rousselot. Précédée de Textes sur Diverses céreations de l'Oeuvre (Budapest, 1986)
László Vámos: La Tragédie de l'homme comme spectacle de plein air
à droite et à gauche de l’espace central, à des hauteurs de huit à vingt mètres, soit sur des podiums soit aux fenêtres de la cathédrale. L’aire qui se trouve juste devant l’édifice est plongée dans l’obscurité mais lorsque le Seigneur mentionne les „deux grands arbres”, ceux-ci, réalisés en cuivre travaillé en relief, s’élèvent lentement le long des deux tours intérieures tandis que s’éclaire, sur la scène, le premier couple humain. Lucifer part de la hauteur des anges et on le suit jusqu’à ce qu’il arrive sur la terre. Dans le deuxième tableau, le Seigneur et les anges occupent les mêmes places que dans le premier. Le passage du deuxième au troisième tableau se fait aussi en continu, avec la disparition des anges et de l’auréole. Lucifer plonge Adam et Eve dans le sommeil et ceux-ci se couchent au milieu de la scène. Entre eux et la salle, un couple de doublures émerge de la trappe à une hauteur de 60 cm environ. Adam et Eve se relèvent lentement et, envoûtés par Lucifer, se détachent des doublures comme en surimpression, et partent pour le rêve qui prend progressivement la forme de la scène dEgypte. Adam reçoit l’habit du Pharaon et monte sur le trône. Le couple dormeur disparaît mais il reviendra à chaque passage de tableau. Cette formule matérialise le rêve même pour le spectateur qui ne connaît pas l’oeuvre et permet de séparer les tableaux successifs. Le couple de doublures couché est aussi éclairé lorsque Lucifer et Adam, interrompant la continuité du rêve, se mettent à discuter. Au centre du tableau de Rome est placée une statue de Pan gigantesque, portant des danseuses sur ses genoux. Cette statue tombera en poussière lorsque, sur le toit du bâtiment de droite apparaît une croix de huit mètres, divinement illuminée tandis qu’un cortège, portant des flambeaux, descend sur ceux qui font banquet au niveau de la scène. Le cortège funèbre a saint Pierre à sa tête qui, à la fin de la scène, emmène Adam à l’intérieur de l’église lorsque la porte en sera ouverte. A Byzance, un bûcher est allumé au-dessous de la croix de la scène précédente et on voit les corps calcinés des hérétiques brûlés. Accomagné d’autres prélats, le patriarche sort de la cathédrale (la religion en sens inverse). Pour ce tableau, nous utilisons la tour Démétrius du XIIIe siècle qui sert de couvent, 59