Műemlékállományunk bővülése, új műemlékfajták (Az Egri Nyári Egyetem előadásai 1987 Eger, 1987)

Nováki Gyula: Őskori és középkori földvárak Magyarországon

"La base de cette forteresse est complètement vide, partout des caves et cavités, dans lesquelles plusieurs milles soldats peuvent entrer ... pendant le siège toute la population du province, y compris les enfants et les femmes, sont dans les cavités souterraines." Les premiers documents écrits au sujet de la fonction permanente des caves comme logements-grottes ont été trouvés apprès le refoulement des Turcs. Le recensement de la chambre de 1696 énumère trente personnes habitant les caves du village Andornaktálya et de ses environs. Au début des années 1700, á Eger il y avait 16 caves habitées. Les habitants des caves ont été des colons, les propriétaires — des ordres religieux. La majorité des caves d'Eger fut creusée au XVIII e siècle. Selon nos connaissances actuelles, leur nombre s'élève à 2000, leur longueur hors tout est 135 kilomètres. La base économique de l'établissement de caves fut la monoculture du vin, déve­loppée aux propriétés ecclésiastique et seigneuriale. Après la domination ottomane, la production vinicole s'éleva de 20 000 muids à 150 000—200 000 muids pour les années 50 du siècle dernier. Mátyás Bél, monographe connu écrivit les suivants sur Eger, en 1730: "... la base de la ville entière est de pierre, au dessous des maisons il y a des ceves à vin, situées l'une sur l'autre à trois étages." C'est l'époque de l'achat et de la vente des caves, on élargit les anciennes et on en fait de nouvelles. Selon les données d'ar­chives et le plan topographique, l'évêque Barkóczi "fut élargi sa cave d'Eger à la stupéfaction des gens" entre 1760—70. Donc, la donnée réelle détruit la légende, selon laquelle une galerie souterraine de l'époque turque mena à la vallée "Belle Femme". La plupart des caves de cette époque-là se situe hors du mur d'enceinte du moyen âge, à partir de 1710, elles sont creusées dans les faubourgs nommés "hóstyák" (haute ville). Vers 1770, on commence à creuser des caves à plusieurs étages, deve­nues célèbres pour nos jours, dans la vallée "Belle Femme". En prenant en considération les mesures, mais surtout les sculptures d'art de quelques caves, on peut supposer qu'elles aient eu des fonctions collectives aussi, comme par ex. chapelle creusée dans le rocher. Le registre de 1784—88 des caves mentionne de différentes appellations, cellier-maison à cave — cave — cavité, ce qui fait allusion aux mesures et aménagements différents de celles-ci. Ces données ainsi que les examens faits sur le lieu démontrent que l'ordonnance des caves représente les conditions ma­térilles du prorpiétaire et non pas la chronologie. Il y en a des caves avec cellier, hall, salle de colonnes, d'autres à pilier de fasce et il arrive que de la ligne de l'axe central, de petites salles se ramifeint. D' ailleurs les mêmes formes de plan se voient dans les tombeaux des rois égyptiens, dans les chapelles sépulcrales étrusques, dans les logements-grottes de Cappadoce et de Géorgie. Dans les documents d'archives d'entre 1766—1783, le logement-grotte figure sous le nom "lapidea domuncula" ou "ha­bitabile cellarium", ce qui veut dire qu' il représentait déjà une forme générale. En 1804, vu la bulle du pape Pie VIL, l'évêché d'Eger fut déclaré métropole. Cette refonte a diminué non seulement le territoire du diocèse, mais sa force économique aussi. Les conditions devenues difficiles ont abouti à l'augmentation du nombre des logements-grottes. Il fut surprenant que non seulement les gens des périphéries des sites, mais les citoyens aussi demandaient des logements-grottes. A Eger par ex. 30 personnes habitaient les logements-grottes, ménagés dans la carrière de Tihamér, sétuée à plusieurs kilomètres de la ville. Sur le plan du village Noszvaj 52 logements-grottes ont été indiqués en 1862, sur celui de Szomolya il y en avait 82. L'influence de la crise mondiale de 1873 fut aggravée dans la région d'Eger par le ravage phylloxérien en 1880, où une grande partie des vignobles a été anéantie. La vie continua à être difficile au début du XX e siècle, et ainsi s'explique que la proportion de l'émigration ait eu la plus considérable dans cette région. Dès lors, la supposition que les logements-grottes aient été les plus habités les anées 30, doit être juste. Cela représente 960 logements-grottes avec 5 000 habitants dans notre région; en même temps, le nombre des troglodytes à Budafok a augmenté de 2000 personnes (données dues à Zoltán Szabó, György Varga et Ede Gerelyes). Après 1945, libération du pays, on a pris toutes mesures nécessaires pour la liquidation des logements-grottes, pourtant il y en avait beaucoup en état utilisable, même les années 70. Ceux des villages Noszvaj et Sirok offrent un paysage particulier aujourd'hui même. Malheureusement, la plupart des logements-grottes est abandonnée, sert de dépôt d'ordures, dangereux pour la santé. Forme d'architecture du logement-grotte La caractéristique la plus frappante du logement-grotte consiste dans le fait qu'il ne s'élève pas au dessus du sol, mais il est creusé dans l'estau constituant une pente naturelle, derrière la paroi rocheuse, formée de manière artificielle. La façade, l'aspect vu de la rue des logements-grottes sont en général très modestes, on n'y trouve pas d'efforts d'un style d'architecture ou de l'effet artistique, on n' y voit pas le savoir d'artisanat des siècles, ni l'ensemble du goût changeant de dif­férentes époques. Les logements-grottes, habités de nos jours, se distinguent de leur entourage monotone de couleur grise par la blancheur de la base, mais il arrive qu'elle est peinte en bleu ou en vert. Comme cas particulier, on peut mentionner l'ouvrage-grotte à deux étages du sculpteur de pierre à Sirok, la façade du­quel est décorée des sculptures à chapiteau. L'activité du sculpteur de pierre, Márton Szalóki de Szomolya, mérite une attention particulière. Ce dernier creuse un logement-grotte, une cave et une salle servant d'élevage dans la cour de la carrière, située au bout de son terrain. En 1928, il a décoré la paroi de la roche tufacée de sculptures au sujet biblique, comme par ex. la scène Golgoltha et d'autres reliefs.

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