Petőfi gyüjtemény - B sorozat / 45-ös doboz

LA POESIE HONGROISE 311 la sécheresse, ni la solitude qui pourraient empêcher que les racines soient enfoncées au sol, et si faibles que les der­niers rameaux se tendent à l'avenir, ils tiennent toujours à leurs racines. Ils peuvent mourir d’épuisement, mais la faux des hommes ne saurait la trancher de son fer. Quelle force aurait la puissance de bannir l’amour du cœur d’une mcre? C’est ce que Tompa a magistralement su dépeindre. Il invoque des oiseaux qui symbolisent la patrie : Recueillez des chansons faites pour rappeler des lieux jadis remplis de feuillage, de fleurs. Chantez' fort l’avenir de ce stérile sol qu’on verra de nouveau épanoui, fertile. Vos chansons ouvriront un passage au soleil, et le bois desséché reverdira plus vite ; il faut du temps présent adoucir l’amertume. Oh ! chantez, mes enfants ; chantez, chantez quand même ! Voici dans ce buisson le nid de vos aïeux, où, jadis ont poussé vos ailes si légères. Vous 3' retrourniez pour chercher le repos, bien que planant toujours au-dessus des nuages. Et maintenant qu’il est saccagé par le vent, vous iriez imiter les procédés des hommes ? Vous l’abandonneriez pour un ciel étranger? l’ius que jamais, chantez, oh ! chantez, mes enfants ! C’est le même sentiment d’amour, estompé de brumes, que dégagent les poésies de Paul Gyulay, lorsqu’il parle de son pays. Les vers sont simples et naturels, parce que le cœur est en eux. Ils sont le reflet d’une émotion sincère : De petits hameaux dévastés, sur les flancs des montagnes bleues, et des chants d’oiseaux dans les bois; des cascades sur les rochers... Je respire déjà ton air et je m’arrête sur les cimes... Transylvanie, pauvre Trans3Tlvanie, Ma chère et bien douce patrie! Et, je me prosterne, en pleurant, comme fait l’enfant exilé,

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