Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 88-89.(Budapest, 1998)

PÓCS, DÁNIEL: Giovanni Battista Naldini: Les Trois Grâces avec Amour. Un maniériste florentin sur la trace de Botticelli, Raphaël, Borghini

25. Giulio Bonasone: Le Jugement de Paris, gravure sur cuivre Burgkmair l'Ancien date de 1507, et elle est destinée à glorifier l'empereur Maximi­lien I er selon un programme, élaboré, d'après le témoignage d'une des inscriptions, par Conrad Celtes. On y voit apparaître les trois déesses dans le champ inférieur du tableau avec, à leurs pieds, Paris qui adopte pour réfléchir la pose à la Scipion. Il doit choisir entre la pomme que lui offre « DISCORDIA » et le caducée tendu par « MERCUR ». Ce dernier symbolise ici clairement la « concordia ». Plusieurs exemples attestent cependant - en premier lieu la médaille de Maria Poliziana portant l'inscription « condordia » - que les Trois Grâces peuvent aussi avoir la même signification que le caducée, à savoir 1'« harmonie ». 58 Dans l'estampe de Burgkmair, la pomme d'Eris est opposée au ca­ducée, tandis que ailleurs, l'harmonie est incarnée par les Grâces opposées aux trois déesses. C'est cette tradition qui explique à notre sens la position centrale du caducée sur le panneau de Naldini. Dans notre interprétation, le tableau de Budapest constitue un exemple moralisateur où le caducée signifie la faculté de bien choisir, et les Trois Grâces l'objet du choix judicieux. Wind, op.cit. pp. 72-76.

Next

/
Thumbnails
Contents