Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 88-89.(Budapest, 1998)

BENCZE, ÁGNES: Terres cuites de Medma

4. Tête féminine en terre cuite de Medma. Budapest, Musée des Beaux-Arts Vis-à-vis des meilleures pièces de Medma les deux têtes sont exécutées avec moins de soin, et cela nous indique qu'elles ont été produites vers 450 av. J.-C, dans la période qui achève l'époque glorieuse de la coroplathie de Medma. On peut observer un relâche­ment dans le soin de l'exécution, en même temps que l'apparition de formes classiques, qui succèdent aux traits de l'archaïsme mûri caractérisant surtout la production des an­nées 480-460 av. J.-C. Les contours, ayant parfois une netteté presque métallique, furent suivis de lignes plus floues, et ceux dessinés des sourcils, des yeux et des lèvres commen­cèrent à se dissoudre et à se fondre avec une plasticité plus réelle dans le visage. Dans la littérature qui traite de cette période de la production de Medma, on parle du rétrécisse­ment des formes de la tête, jusque-là anguleuses, larges et épatées, ainsi que, dans le même temps, du devenir « de plus en plus flasque et lourd » des détails du visage. 12 On ne connaît pas actuellement d'autre exemplaire qui appartienne à la même série. H. Herdejürgen, qui présenta les terres cuites de Medma, conservées dans des collec­tions suisses, a attiré l'attention sur l'existence de statuettes faites à la main. En copiant leurs modèles à la main, les artisans ont créé des séquences bien distinctes, marquées 12 Quarles van Ufford, op. cit. p. 108. Voir aussi; Holloway, op. cit. pp. 8-9.

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