Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 88-89.(Budapest, 1998)

SZENTKIRÁLYI, MIKLÓS: Die Konservierung und Restaurierung des Krafft-Gemäldes

avaient accepté de contribuer aux frais de leur remise en état. 2 Tout compte fait, le « rajeunissement », par deux générations de restaurateurs pendant les quinze ou vingt dernières années, de près de deux cents tableaux contribue à la plénitude de l'expé­rience esthétique des visiteurs. Je me suis proposé d'exposer, dans ce qui suit, l'ordonnance chronologique et par écoles des tableaux, tout en indiquant quelques données susceptibles de refléter l'am­pleur des changements par rapport à l'exposition précédente. La collection espagnole n'a dû renoncer qu'à une petite salle qui lui était réservée par Pigler, actuellement elle en occupe trois au lieu de quatre, cependant que six grands tableaux d'autels sont présentés au long de la galerie circulaire du premier étage — ce qui fait que le nombre des tableaux espagnols exposés vient d'augmenter de seize pièces. Ces œuvres, dont la plupart ont déjà été exposées depuis le réaménagement de 1996, proviennent essentiellement des acquisitions des quinze dernières années. La collection s'est enrichie depuis à la suite de l'achat, en 1997, de trois tableaux, cepen­dant que sept peintures nouvellement introduites à l'exposition en 1996 ont été remises aux réserves. 3 Quant à notre sélection du Trecento italien, seule une reliure de livre siennoise vient d'être retirée, perte largement compensée d'ailleurs par l'introduction du Cru­cifix de Lorenzo Monaco, et de Y Adoration des Mages du Maître de la prédelle de l'Ashmolean. La présentation des débuts de la peinture italienne a dû s'accommoder de l'impossibilité de la séparation instructive des écoles de Sienne et de Florence. Regroupés en plusieurs blocs, les minuscules fragments de prédelles et de retables alternent dans une succession rythmique avec quelques tableaux d'autel intacts, afin que le spectateur pût suivre toute la lignée allant de Maso di Banco, de Duccio et d'Ambrogio Lorenzetti à Michèle Pannonio, à travers Orcagna, Giovanni dal Ponte et Taddeo di Bartolo. Les nouveautés de la salle consacrée au Quattrocento sont une Nativité de Giovanni Francesco Caroto et une Vierge à VEnfant provenant de l'ate­lier de Bellini, qui n'ont pas été présentées aux visiteurs à l'exposition permanente précédente. Nous avons cependant omis le tondeau intitulé La Sainte Famille de Raffaellino del Grabo, dont la restauration est en cours. 4 La sélection et l'accrochage des peintures de cette salle, et les deux suivantes ont été réalisées par Vilmos Tátrai 5 2 Seules quelques peintures hollandaises ont pu être restaurées par nos propres moyens pour l'exposi­tion de Cologne, cependant que la restauration de 19 toiles sur les 40 présentées en 1989-1990 à Y Exposi­tion de natures mortes aux États-Unis a été financée par nos partenaires. Par la suite, les Paysages euro­péens (1992) et les Tableaux de la Renaissance (1994) au Japon, les deux Expositions de Seicento (1993, 1995) à Milan, la Peinture vénitienne accueillie par l'Institute of Art de Minneapolis (1995-1996) et les Maîtres espagnols exposés à Madrid et à Bilbao (1996) marquent les étapes de l'intensification des tra­vaux de restauration. 3 La présentation de cette collection, qui occupait alors six salles, était due à Éva Nyerges. Sur le plan général, voir BullMusHongBA 87 (1997) pp. 98-102. 4 Parmi les œuvres datant de cette période, Saint Christophe de Filippo Mazzola et un volet d'orgue peint d'un côté par Pellegrino da San Daniele ont été également renvoyés aux réserves. 5 L'aménagement définitif des salles en question s'est effectué par la coopération étroite de tous les conservateurs et assistants de notre Département. Nous avons ainsi profité des conseils d'Ilona Balogh, d' Annamária Gosztola et de Zsuzsa Dobos.

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