Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 88-89.(Budapest, 1998)
SZENTKIRÁLYI, MIKLÓS: Die Konservierung und Restaurierung des Krafft-Gemäldes
qui, dans la salle présentant les créations de la Renaissance arrivée à sa maturité a décidé de proposer au public Le Christ devant Pilate par Lodovico Mazzolino et La Vierge d'Andréa Solario, un panneau de cassone en guise de dessus de porte (Hercule à la croisée des chemins, par Giacomo Pacchiarotto), les Amoureux attribués à Antobello Melone, et le portrait dit Violante. Mais c'est à propos du Cinquecento que nous avons introduit le plus de nouveautés : nous avions tenu à réserver à ce siècle la plus grande des salles disponibles, en partie parce que nous avions voulu donner une présentation un peu plus ambitieuse du maniérisme. Tandis que la présence des séries complètes des Évangélistes de Pordenone et des allégories de saisons sorties de l'atelier de Bonifazio Veronese, ou de toutes les trois toiles de Paolo Fiammingo cherche plutôt à rehausser le caractère décoratif de l'ensemble, l'exposition de Bethsahée d'Aurelio Lomi, de Cléopâtre de Domenico Puligo et de Lucrèce de Sodorna (Giovanni Antonio Bazzi), acquis tous les trois après 1959, contribue aussi à enrichir notre présentation de l'histoire de la peinture. L'intégration du Christ mort de Palma Giovane (écarté précédemment par Pigler), d'un tableau du même thème d'Alessandro Allori, de Saint Roch de Moretto da Brescia et d'une Pietà (peinte d'après celle de Michel-Ange) ajoute encore à la variété de cette sélection. La définition précise et la remise en état a permis à plus d'un tableau d'accéder pour la première fois à la salle d'exposition : remarquons parmi ces derniers le Portrait d'un homme barbu de Giovanni Battista Moroni, considéré plus tôt comme simple copie, et La Sainte Famille de Pier Francesco Foschi. Aménagées par Agnes Szigethi, les deux salles suivantes présentent le baroque comme style d'époque. Au lieu de procéder à des classements selon les écoles nationales, Madame Szigethi a mis l'accent sur le caractère international du baroque. Malheureusement, les surfaces relativement exiguës ne permettent pas de refléter l'intérêt professionnel accru pour le baroque, ni l'enrichissement relatif de cette collection durant les dernières trois ou quatre décennies. C'est que la rénovation de la salle baroque du rez-de-chaussée devrait être achevée dans la prochaine phase des travaux, c'est-à-dire avant celle des salles d'exposition du premier étage, et on a l'intention de la réserver aux œuvres du baroque italien. Cette fois, on cherchait uniquement à éviter que le nombre des tableaux des XVII e-XVIII e siècles ne diminuât pas par rapport à ceux de l'exposition précédente. Les deux salles abritent actuellement 94 peintures, contre les 71 toiles présentées jadis dans deux salles plus grandes et deux cabinets. Or cela équivaut à un élargissement supérieur à 30 pour 100 ! Désireuse de consacrer une salle entière aux peintres français et peu encline par conséquent à se résigner au rétrécissement de l'espace disponible, Agnes Szigethi a tiré finalement parti des circonstances pour procéder à des remaniements importants. Sur un long mur de la salle du Seicento, elle a rassemblé en une composition unique les meilleures pièces de la collection française, centrées autour de Claude Lorrain et de Nicolas Poussin, qui avaient tous les deux travaillé à Rome. Bien que les peintures françaises soient un peu moins nombreuses qu'avant (20 contre 26), elles comportent aussi quelques nouveautés, dont le Garçon fumant la pipe de Michel Gobin, Le serpent d'airain de François Verdier, ou les Noces de la Vierge de Jacques Stella. Les œuvres des disciples de Caravage forment un ensemble assez impressionnant, avec, au centre, les Joueurs de cartes de