Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 88-89.(Budapest, 1998)
SZENTKIRÁLYI, MIKLÓS: Die Konservierung und Restaurierung des Krafft-Gemäldes
terme de longues discussions et de multiples essais soutiendraient mal la concurrence avec ceux revêtus de brocart de l'exposition originelle, mais peut-être la présentation dense des tableaux met-elle aujourd'hui plus consciemment en lumière les relations entre les divers courants et écoles. Curieusement, la considération que le résultat de nos efforts ne vivra que l'espace de quelques années ne nous a fait point rabattre de nos ambitions. Bien au contraire : nous nous sentions plutôt libérés de l'impératif de trouver une formule définitive, et plus enclins à prévoir par endroits des solutions apparemment téméraires. Il n'y avait pas de doute que le débat séculaire sur la primauté d'une présentation à caractère essentiellement décoratif ou celle de la rigoureuse mise en valeur des considérations historiques ne saurait être décidé que par l'adoption simultanée et aussi complète que possible des deux principes. 1 Tout en offrant au spectateur une expérience esthétique, on doit chercher à lui fournir les connaissances nécessaires, et le mettre à même, si possible, de faire des découvertes personnelles. Étant donné que la Galerie des Maîtres Anciens possède, pour des raisons historiques bien connues, des œuvres susceptibles de représenter presque toutes les écoles et époques, cette exposition permanente doit donner une vue d'ensemble de l'histoire de la peinture européenne en mettant en lumière les parentés, les contrastes et les interactions entre les différents styles. Nous avons choisi pour point de départ l'exposition permanente mise en place en 1957-1958 par Andor Pigler, dont nous nous sommes employés à garder les proportions essentielles tout en procédant à quelques élargissements. Nous avons pris en compte l'agrandissement, au printemps de 1996, de notre collection espagnole et de celle de la peinture flamande du XVII e siècle lorsque nous avons opéré une diminution proportionnelle des surfaces accordées aux diverses écoles. Nous avons finalement décidé d'exposer au total 731 tableaux dans 14 salles et 7 cabinets, contre les 629 œuvres installées, d'après le guide de 1961, dans 23 salles et 17 cabinets par Andor Pigler. Cet enrichissement est dû en premier lieu au développement systématique des collections et, dans une moindre mesure, à l'effort des restaurateurs. Par ailleurs, le travail de ces derniers n'a pas reçu jusqu'ici l'attention qu'il méritait. Bien que seules trois toiles aient subi une intervention complète à cette occasion, l'intensité croissante, depuis les années 1980, de l'effort de conservation n'a pas manqué de marquer de son empreinte l'aspect général de nos collections. Ces travaux ont pris un élan remarquable sous l'effet d'une série d'expositions organisées à l'étranger, dont la première a eu lieu à Cologne en 1987, et qui semble avoir touché à son terme par la présentation de notre collection espagnole à Madrid et à Bilbao en 1996. C'est que, pour ajouter à l'éclat des tableaux sélectionnés selon des considérations très diverses, nos partenaires étrangers 1 Sans vouloir entrer dans les détails, je me borne ici à indiquer quelques ouvrages relatifs à ce sujet: Bazin, G., The Museum Age, Bruxelles, s. d. ; Holst, N. von, Creators Collectors and Connoisseurs, New York 1967 ; Le Louvre d'Hubert Robert, Cat. Paris 1979 ; The Lamp of Beauty : Writings on Art by John Ruskin, selected and edited by J. Collins, Oxford 1980 ; De schilderijenzaal Prins Willem V te 's-Gravenhage, La Haye 1977 ; Kirby Talley, M. Jr., The 1985 Rehang of the Old Masters at the Allen Memorial Art Museum, Oberlin, Ohio, in The International Journal of Museum Management and Curatorship, t. 6, no 3, septembre 1987, pp. 229-252 ; Dean, D., Museum Exhibition. Theory and Practice, Londres-New York 1994.