Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 87. (Budapest, 1997)
ACTUALITÉS DU MUSÉE - MÚZEUMI HÍREK - SZILÁGYI, JÁNOS GYÖRGY: La nouvelle exposition permanente de la collection des Antiquités
de la ville de Rome. Un excellent travail de restauration a abouti à sa forme renouvelée, tout comme d'ailleurs les satues de la salle ne constituent pas de nouvelles acquisitions mais doivent leur nouveauté à la mise en œuvre de nouveaux procédés de la restauration. Sur l'un des côtés longs de la salle V (fig. 45) on présente l'art des provinces de l'est, sur l'autre celui des provinces africaines, danubiennes, balcaniques, occidentales, illustrés par des pièces qui ne résultent pas d'un collectionnement systématique. Au niveau le plus élevé du point de vue artistique se trouvent les statues de marbre venant des provinces de l'est, le monument le plus important étant un immense sarcophage attique orné aux quatre côtés de scènes de chasse. La pièce a été découverte au XIX e siècle à Salone et quelques uns de ses fragments sont entrés au Musée Archéologique de Split. L'incorporation des moulages en plâtre de ces derniers au sarcophage a permis de reconstruire la majeure partie de la composition qui ornait les quatre côtés: elle est présentée au mur sous une forme graphique. La comparaison de la statue de Dionysos censée provenir des environs de Troie et celle d'Apollon qui se dresse dans le passage témoigne fort bien de la différence existant entre les ateliers italiques de la haute époque impériale et les ateliers de Grèce, encore qu'ici comme là les artistes aient été des Grecs. Cela se voit encore plus nettement si l'on compare le portrait d'un philosophe grec d'Asie Mineure qui se trouve derrière le sarcophage et les portraits romains, mais la tête en elle-même traduit admirablement l'essor de l'art des villes grecques d'Asie Mineure à la fin du II e siècle. C'est de ce milieu que sort la gargouille portant un masque de Dionysos que l'on voit au mur et le monumental chapiteau corinthien qui couronne la colonne au milieu de la salle, les deux provenant d'Ephèse. Les deux reliefs funéraires en marbre à l'extrémité gauche du mur nous transportent en revanche dans un monde différent: l'art des territoires situés en arrière des villes grecques du littoral hautement civilisées présentaient plus de ressemblance avec les reliefs funéraires et votifs des Balkans que l'on voit représentés au mur opposé qu'avec la production artistique des centres grecs de la côte méditerranéenne qui cultivaient et développaient les grandes traditions classiques. Une des vitrines présente des échantillons des arts mineurs des provinces de l'est : les têtes en marbre de Baalbek, les récipients en verre de Syrie, les reliefs en argent et les terres cuites riches en idées neuves évoquent l'aspect esthétique de la vie quotidienne des villes florissantes de l'est. Au mur opposé s'alignent les reliefs en marbre des provinces danubiennes et balcaniques qui, bien que très éloignés des traditions classiques, ne sont pas dépourvus de force expressive et de valeur artistique. Ce sont bien plutôt les produits des arts mineurs exposés dans la vitrine qui méritent une critique négative si on les compare à la production des provinces de l'est, quoique là encore la forme et le décor entre autres des vases sigillés, les particularités de quelques petits bronzes dénoncent l'existence d'un goût artistique autonome. Deux vitrines encastrées dans le mur court qui clôt provisoirement l'exposition jusqu'à l'achèvement de la reconstruction de la dernière grande salle - ne donnent qu'une idée incomplète des caractéristiques de l'art de la Basse Antiquité et des débuts de l'art byzantin. Les fragments d'un relief en marbre paléochrétien, les bagues en or et la cruche en verre (son inscription ne peut pas être déchiffrée à l'œil nu) ne fait qu'indiquer cette transformation fondamentale du point de vue artistique qui se reflète le mieux dans la monnaie en or à l'effigie de l'empereur Valentin I er . L'autre vitrine con-