Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 87. (Budapest, 1997)

ACTUALITÉS DU MUSÉE - MÚZEUMI HÍREK - Le Musée des Beaux-Arts en 1996

Backer, la Susanne de G. Geldorp et la Diane de B. Spranger, tous achetés ces der­niers 20 à 25 ans. Les petites salles du côté communiquant avec les grandes, ont permis le regroupement par catégories (paysages, natures mortes, tableaux de genre) des œuvres destinées à une clientèle bourgeoise, et une petite salle a pu être consa­crée uniquement à la présentation séparée des tableaux de petit format issus de l'école de Rubens. On a enfin sélectionné pour les présenter à part, une série d'œuvres ro­coco du XVIII e siècle. Cette manifestation précédant la reconstruction de l'aile qui abrite la Galerie des Maîtres Anciens avait pour but de donner un aperçu de la conception à suivre plus tard lors de l'aménagement de la nouvelle exposition permanente. L'arrangement en était confié à Ildikó Ember, conservateur en chef, secondée dans sa tâche par Ilona Balogh. L'exposition de tableaux espagnols, présentée par Éva Nyerges avec la collabora­tion d'Eszter Fabry et d'Ilona Balogh a été également enrichie. Le catalogue intitulé Anciens tableaux espagnols (en deux versions : hongroise et espagnole) a été rédigée par Éva Nyerges et publié en 1966 à Budapest. (Voir à ce sujet notre compte rendu à la page 98). L'exposition permanente de la Collection du XX e siècle a été réaménagée en avril 1996 dans un espace plus vaste que précédemment. En marge de cette manifestation sort un journal rédigé par son réalisateur, Ferenc Tóth. Au sous-sol du musée, à l'intérieur de la Pyramide dite ionique, on peut voir depuis 1994 une exposition présentant l'art du XX e siècle dont la surface vient d'être agrandie des salles Majovszky, situées au même niveau. Majorszky, célèbre collectionneur hongoris a fait don au musée de ses dessins français du XIX e . Dans les nouvelles salles qui portent son nom on peut voir des œuvres importantes datant des premières décen­nies de notre siècle dans un intérieur digne d'elles. Cette exposition se divise en trois unités distinctes. La première salle Majovszky abrite les œuvres illustrant les tendan­ces dynamiques très variées de la première moitié du XX e siècle. Malgré son caractère lacunaire, conséquence d'une politique d'acquisition du musée suivant sa fondation qui fut centrée presqu'exclusivement sur les valeurs classiques, cet ensemble con­tient des œuvres majeures, voire déterminantes du point de vue de l'évolution artis­tique de tel ou tel créateur (par exemple Medardo Rosso, George Minne, Stanislaw Ignacy Witkiewicz, Carl Moll, Max Slevogt, Oskar Kokoschka, Gino Severini, Carlo Carra, André Lhote, Le Corbusier, Renato Guttuso, Corneille). Dans la deuxième salle Majovszky sont exposées les compositions abstraites des artistes européens et américains des années 1940-1960. Cette partie, peut-être la plus homogène et la plus représentative de la collection a, pour l'essentiel, été offerte par Victor Vasarely en 1969. C'est à ce moment-là que le musée s'est enrichi d'œuvres abstraites d'artistes regroupés au sein de l'Ecole de Paris, ayant marqué de leur em­preinte l'Europe de l'après-guerre tels que, outre Vasarely lui-même, Magnelli, Dewasne, Deyrolle, Mortensen, Jacobsen, Le Corbusier et Albers. S'y intègrent fort heureuse­ment quelques pièces de la Collection Bryan Montgomery, entrées au Musée des Beaux­Arts en 1991. Quant aux œuvres du Britannique Derek Bo shier, de l'Américain Kenneth Noland et du Colombien Edgar Negret, elles ajoutent une tache de couleur à la palette intercontinentale.

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