Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 87. (Budapest, 1997)
ACTUALITÉS DU MUSÉE - MÚZEUMI HÍREK - Le Musée des Beaux-Arts en 1996
53. La nouvelle exposition de l'art contemporain Dans l'enceinte de la Pyramide ionique, l'unique lieu réservé auparavant à la présentation de l'art du XX e siècle, on voit à présent l'art contemporain de ces derniers 25 ans, ceux tout au moins que le Musée était en mesure de réunir durant cette période (fig. 53). Evidemment, les noms qui figurent au bas de ces compositions ne sauraient être comparés à ceux que détiennent les grands musées européens, mais comprennent néanmoins un certain nombre de « vedettes internationales » et plusieurs artistes de renom. Parmi les plus illustres citons (dans l'ordre chronologie de leur entrée au musée) Günther Uecker, Heinz Mack, Henryk Stazewski, Tom Phillips, Gérard TitusCarmel, Claude Viallat, Alberto Burri, Sam Gilliam, Joseph Beuys, Magdalena Abakanowicz, Rune Mields, Wladyslaw Hasior, Emil Schumaker, Hermann Glöckner, Mircea Sparatu, Frank Badur, Antony Caro, Bernard Schultze, Józef Robakowski, Kazys Varnelis. Actuellement, cette partie de l'exposition contient en plus les œuvres de Joe Tilson, Ian McKeever et Michael Craig-Martin, issues de la Collection Bryan Montgomery. On pourrait faire oublier les possibilités limitées du musée pour enrichir sa collection en accueillant sous forme de dépôts à long terme d'œuvres d'art prêtées par d'autres propriétaires (hongrois ou étrangers). C'est ce qui s'est réalisé en 1996 grâce à la Fondation d'art contemporain ARTARIA, ayant offert quelques travaux importants de sa collection au musée pour être présentés au public dans le cadre d'une exposition permanente. A l'heure actuelle, on peut y voir les œuvres de Michelangelo Pistoletto, Ernesto Tatafiore, Hermann Nitsch, Erwin Wurm, Manfred Wakolbinger et Branco Dimitrijevics. Aujourd'hui il est impossible de combler les lacunes de la collection sans contribution financière extérieure. C'est ce qui donne une importance particulière au geste de la Société anonyme Postabank, exemple, que l'on souaiterait d'être suivi, qui a acheté pour le musée en 1994 la statue d'Antony Caro intitulée Chant catalan. L'excellente création occupe en quelque sort la place d'honneur de la Pyramide ionique.